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État des lieux des activités pédagogiques des universités québécoises visant le développement des compétences langagières des étudiants des programmes de formation en enseignement

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Priscilla Boyer : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Au Québec, 12 institutions universitaires ont la responsabilité d’offrir des programmes de formation menant à l’obtention d’un brevet d’enseignement. La maitrise de la langue d’enseignement tant à l’oral qu’à l’écrit est considérée comme l’une des deux compétences «fondatrices» au sein du nouveau Référentiel de compétences professionnelles des enseignant.e.s. Les universités doivent donc en tenir compte pour concevoir l’offre de formation, que ce soit au baccalauréat ou à la maitrise dite qualifiante. Or, si la maitrise de la langue par le personnel enseignant constitue un enjeu social qui mobilise de nombreux acteurs et actrices, il n’existe à ce jour aucun portrait de la situation. Cette contribution présente l’état des lieux panquébécois des activités pédagogiques visant le développement des compétences langagières dans la langue d’enseignement (français et anglais) dans les différentes universités québécoises. Ce projet s’inscrit dans le cadre du nouveau carrefour interuniversitaire pour le développement des compétences en langue d’enseignement (CIDCLE). Nous présentons d’abord la démarche méthodologique sous-jacente à l’analyse de centaines de descripteurs de cours. Ensuite, nous dressons les principaux constats qui ont émergé de cette analyse du développement potentiel des compétences au regard de quatre volets : la maitrise de la langue, les compétences relatives aux actes de communication professionnels, la littératie universitaire et un rapport positif à la langue.

Résumé du colloque

Les moments de passage d’un ordre d’enseignement à un autre sont des périodes sensibles et complexes, notamment sur le plan des apprentissages (Chenard, Francoeur et Doray, 2007). Dans l’enseignement supérieur, ces moments sont caractérisés par une entrée dans une ou plusieurs communautés disciplinaires (Shanahan et Shanahan, 2012) et scientifiques (Pollet, 2019) qui exigent l’intégration de nouveaux écrits à lire, de nouvelles pratiques de communication ou de nouvelles modalités d’apprentissage. Or, la réflexion sur la littératie dans l’enseignement supérieur est en pleine effervescence dans la recherche francophone (Bélec, 2019; Blaser, Émery-Bruneau et Lanctôt, 2019; Boyer et Martineau, 2021). Cégeps, universités, hautes écoles, formation professionnelle supérieure, différents ordres d’enseignement s’en préoccupent, tant en contexte éducatif que professionnalisant. Du sens à donner au concept de littératie et aux frontières qu’il partage avec, notamment, les savoirs propres aux disciplines (Granger et Moreau, 2018), la réflexion des acteurs se tourne progressivement vers les pratiques pédagogiques et évaluatives. Certes, les apprentissages langagiers traditionnels préoccupent toujours, mais un véritable changement de paradigme s’est opéré vers une approche des compétences en littératie tournée vers une appropriation des genres discursifs et des littératies propres aux disciplines.

En s’orientant vers un paradigme plus systémique, le questionnement sur les compétences en littératie se complexifie. Quel est le rôle de ces compétences en éducation supérieure? Si le discours est, au-delà d’un moyen d’expression, un outil de structuration de la pensée scientifique, disciplinaire ou professionnelle, les formateurs peuvent-ils encore éluder son enseignement? Quel rapport l’enseignement supérieur adopte-t-il face aux nouvelles littératies et comment celles-ci modifient-elles le rapport au monde et à soi, au savoir et à la propriété intellectuelle (Peters, Vincent et Boies, 2020), voire à l’apprentissage? Ce colloque est l’occasion de dévoiler des résultats de recherche et de partager des dispositifs innovants situés. Il permet ainsi de mettre en commun des expertises visant à stimuler la réflexion quant aux implications pragmatiques du concept de littératie en éducation supérieure.

Trois axes sont proposés afin de structurer les échanges :
1) Les ruptures et continuités dans l’appropriation des écrits selon les ordres d’enseignement.
Cet axe aborde la transition entre les ordres, l’acculturation et l’entrée dans des communautés discursives disciplinaires ou scientifiques.

2) Les pratiques pédagogiques et évaluatives en littératie dans l’enseignement supérieur (ES).

3) Les objets de la littératie dans l’ES.
Sont ici concernés les définitions de la littératie, la lecture, l’écriture, l’oralité, la multimodalité, les genres, l’inclusion, le multiculturalisme, etc.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
Discutant-e- de la session : Priscilla Boyer François Vincent
section icon Date : 9 mai 2023

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