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Émilie Hudon : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Problématique : Dans la littérature, il est soulevé qu’il y a un manque de consensus concernant le concept de vulnérabilité. Il devient alors difficile pour les clinicien.ne.s de reconnaître cette clientèle et d’intervenir adéquatement auprès d’elle. Objectifs : Pour ce faire, il est nécessaire de : 1) décrire comment leurs contextes de vulnérabilité sont considérés lors du suivi prénatal infirmier; et de 2) décrire des pistes de tenir compte des contextes de vulnérabilité. Méthodologie : Le projet de recherche a été réalisé selon l’approche qualitative descriptive interprétative de Thorne (2016). La chercheuse a réalisé les entrevues semi-dirigées auprès de 24 femmes enceintes où elles devaient décrire leur expérience du suivi prénatal infirmier. À travers leur expérience, les femmes ont décrit comment leurs contextes de vulnérabilité sont considérés et comment ils pourraient l’être davantage. Résultats : Les résultats recueillis auprès de femmes enceintes présentant des contextes de vulnérabilité variés soulignent un écart entre les contextes de vulnérabilité observés lors du suivi prénatal infirmier, et ceux vécus par les femmes enceintes. Des stratégies personnalisées à chaque contexte de vulnérabilité sont alors suggérées. Conclusion : Cette présentation permettra aux clinicien.ne.s, chercheur.euse.s et personnes en contextes de vulnérabilité de connaître des stratégies afin que les contextes de vulnérabilité soient davantage pris en compte.
Les concepts de « complexité » et de « vulnérabilité » sont fréquemment utilisés pour décrire les situations et les besoins des personnes suivies en première ligne des soins. Dans les écrits scientifiques, ils sont parfois utilisés de façon interchangeable pour décrire une même situation. Cela peut s’expliquer par le fait que ces deux concepts présentent certaines similitudes. Les deux concepts peuvent être appréhendés à la fois à partir de certaines caractéristiques personnelles, notamment en lien avec l’état de santé des personnes et les besoins qui y sont liés; de leur environnement, notamment au regard des déterminants sociaux de la santé; ainsi que de l’accessibilité aux services de santé et aux services sociaux de première ligne. De ce fait, l’utilisation non informée de ces concepts est observée à la fois dans les écrits scientifiques, dans les politiques de santé ainsi que dans le discours des personnes professionnelles de la santé, et ce, pour décrire certains groupes de la population. À titre d’exemple, ces groupes peuvent être désignés par les termes « personnes vulnérables », « personnes en contexte ou en situation de vulnérabilité », « personnes ayant des besoins de santé complexes ou de soins complexes », et même de « patients complexes », selon qu’une perspective plus médicale ou plus sociale est envisagée. L’usage non éclairé de ces différentes appellations peut notamment laisser transparaître des jugements de valeur et une stigmatisation des personnes concernées, dans une perspective pouvant susciter un manque d’inclusion et d’équité, de même qu’un partenariat et un pouvoir d’agir peu reconnus, pour des personnes déjà aux prises avec des enjeux d’accessibilité aux soins et aux services de première ligne.
Au cours de cet échange de connaissances, chercheur·se·s, étudiant·e·s, clinicien·ne·s et gestionnaires des milieux de soins de première ligne de même que des patient·e·s partenaires discutent de cette problématique en partageant leur point de vue relatif aux questions suivantes :
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