Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Martin Simard : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
En juin 2022, le gouvernement du Québec a déposé une Politique nationale de l’architecture et de l’aménagement du territoire (PNAAT). Ce document cherche à renouveler la pratique de l’aménagement et de l’urbanisme au Québec et la lutte aux changements climatiques est en arrière-plan de nombreuses orientations et de diverses actions envisagées. L’une des mesures suggérées est la densification douce des banlieues pavillonnaires, environnement particulier qui ceinture les grandes villes québécoises, notamment Montréal et Québec. Cette idée, déjà discutée dans certaines villes canadiennes et américaines, soulève la controverse. Celle-ci permettrait de réduire l’artificialisation de terres supplémentaires pour accueillir de nouveaux logements. De plus, elle favoriserait des milieux de vie plus denses à usages mixtes, contribuant ainsi à limiter l’utilisation de la voiture. Néanmoins, la densification douce transforme significativement l’environnement bâti et le mode de vie associés « au rêve américain ». Dans ce contexte, il convient de s’interroger sur cette démarche, notamment en matière d’acceptabilité sociale. Par ailleurs, il faut aussi questionner l’adéquation ou non de cette pratique avec les mécanismes du marché. Nous débattrons de tout cela l’aide d’une revue de presse entourant l’adoption de la PNAAT au Québec de même qu’à la lumière d’expériences de densification douce réalisées au Canada et aux États-Unis.
Les nombreuses inondations, les grandes vagues de chaleur, les sécheresses prolongées, les feux de forêts et autres phénomènes météorologiques qui viennent s’abattre sur les villes et leurs environnements immédiats avec différentes nouvelles formes d’atteintes sur les infrastructures et sur les fonctions urbaines, au moment où les regards sont orientés vers l’après-pandémie Covid-19 et les actions à prendre dans les villes du monde pour remédier aux effets négatifs et désastreux sur leurs économies et les populations, tout cela nous oblige à revenir encore une fois, dans cette 4e édition du colloque sur l’adaptation aux changements climatiques. Il nous incombe de tourner les projecteurs sur les différentes nouvelles mesures d’adaptation aux changements climatiques engagées dans les villes des pays développés et également dans les pays en voie de développement. Les villes actuelles restent très sensibles au dérèglement climatique, ce qui influe sur le bien-être des populations et constitue une réelle menace pour la vie d’une grande partie de la population mondiale.
De nombreux pays du monde essaient de mettre en œuvre des outils de planification territoriale, des actions et des réflexions pour renforcer la résilience de leurs villes et permettre également à la population de s’habituer à certaines actions de prévention. Mais la situation n’est pas semblable pour l’ensemble des pays, ce qui oblige certains d’entre eux à accélérer leur intervention et à s’inspirer des mesures engagées ailleurs dans ce domaine.
Les actions d’adaptation déjà engagées et projetées en vue de l’après-pandémie Covid-19 pour réduire les impacts au changement climatique sur le milieu urbain seront ainsi cernées pour cibler les meilleures actions capables d’améliorer la résilience des villes et le bien-être des populations.
Titre du colloque :
Thème du colloque :