Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Michele Glemaud : Université de Montréal
Contexte
À l’UdeM, certains programmes en santé font face à une problématique d’attrition, car plusieurs étudiant·e·s les utilisent comme tremplin afin d’améliorer leurs résultats pour aller vers des programmes de doctorat de 1er cycle. Ce phénomène a comme conséquence d’enlever des places à des personnes plus passionnées. Le Service de l'admission et du recrutement s’est donc questionné sur les critères permettant de mieux évaluer ses candidat·e·s et prédire leur réussite et leur rétention. Le critère de motivation envers le programme et la profession est alors apparu comme une piste de solution possible.
Méthode
Dans le cadre du projet pilote Profil global, déployé pour l’automne 2023, le critère de motivation a donc été ajouté pour le doctorat de 1er cycle en optométrie et le bac. en nutrition. Une analyse des pratiques internes et externes, puis des rencontres avec 6 universités canadiennes ont été réalisées. Un groupe de travail composé de ces programmes et d’experts a ensuite été créé pour construire un cadre conceptuel, sélectionner les variables les plus pertinentes et bâtir des instruments de mesure.
Résultats
Le groupe a ainsi élaboré un questionnaire et un guide d’entrevue. Les programmes eux-mêmes sont responsables d’évaluer ces outils qui sont adaptés à leurs réalités et leurs besoins.
Conclusion
L'évaluation de la motivation à l'égard de la discipline est une piste prometteuse pour mieux sélectionner les candidat·e·s dans certaines professions de la santé.
Les enjeux associés aux processus de sélection en médecine et en sciences de la santé sont extrêmement importants, à la fois pour l’étudiant·e dont la carrière en dépend, mais aussi pour la population qui recevra des soins de ces futurs professionnels. En contexte d’admission aux programmes de médecine notamment, il est essentiel de sélectionner les personnes candidates les plus aptes à remplir leur rôle professionnel au terme de leurs études, considérant que le taux d’abandon est extrêmement faible et que la presque totalité des gens sélectionnés deviendra médecin. Bien que les performances scolaires demeurent largement utilisées pour la sélection en médecine et en sciences de la santé, une importance grandissante est accordée à l’évaluation d’aptitudes dites « non académiques », reconnaissant l’importance d’un ensemble de qualités personnelles (p. ex., communication, empathie, leadership) essentielles à ces professions. Cette démarche est par ailleurs susceptible d’augmenter la diversité des profils des personnes admises dans les programmes de sciences de la santé, en reconnaissant d’autres formes d’excellence que les seules performances scolaires.
L’ensemble du processus de sélection vers les professions de santé soulève donc plusieurs questions en termes de validité et d’équité, par exemple : quels sont les outils de sélection qui prédiront le mieux la réussite ou les aptitudes des futurs professionnels de la santé? Quelles sont les aptitudes « non cognitives » les plus importantes à évaluer pour les personnes candidates et comment arrive-t-on à bien les évaluer? Dans quelle mesure ce processus est-il équitable pour l’ensemble des personnes candidates?
Il est donc essentiel de s’assurer que les institutions qui mettent sur pied ces processus de sélection se basent sur des données probantes afin de prendre des décisions éclairées sur la nature des outils qui serviront à choisir les futurs professionnels de la santé. Créé à la suite de l’initiative de membres du Groupe interdisciplinaire de recherche sur la cognition et le raisonnement professionnel (GirCoPro) et du Groupe de recherche en quête de validité, ce colloque est l’occasion de :
Titre du colloque :