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La télédétection en soutien aux missions d’exploration lunaire

ML

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Myriam Lemelin : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Les données de télédétection acquises en orbite lunaire depuis plusieurs décennies permettent d’étudier la surface dans son intégralité. L’analyse de ces données a, entre autres, permis de mieux comprendre le processus de formation et d’évolution des planètes et du système solaire. Elle a également généré plusieurs autres questions scientifiques qui devront être étudiées à une échelle spatiale plus fine. Ainsi, au cours des prochaines années, de nombreuses missions robotisées et humaines fouleront la surface lunaire pour tenter de répondre à des questions scientifiques, tester des nouvelles technologies et évaluer les ressources potentielles qui pourraient permettre de soutenir une présence humaine à long terme sur la Lune. Plusieurs de ces missions seront déployées près du pôle Sud, d’autres seront déployées à différents endroits d’intérêt scientifique dans la région équatoriale. La Chaire de Recherche du Canada en télédétection de la géologie nordique et spatiale a été établie à l’Université de Sherbrooke en 2019 dans le but, entre autres, d’aider à préparer ces différentes missions. Pour ce faire, les données de télédétection actuellement disponibles sont utilisées pour cartographier les minéraux, la glace et les propriétés du sol dans les régions polaires ainsi que les sites d’alunissage scientifiquement prometteurs. D’autres projets en cours visent à préparer l’analyse des données qui seront acquises par les astromobiles autour de ces mêmes thèmes.

Résumé du colloque

Le Canada s’est joint au retour de l’humanité sur la Lune, cette fois pour y rester, grâce au programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) de l’Agence spatiale canadienne (ASC). Le gouvernement du Canada a annoncé le PAEL, en 2019, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie spatiale nationale pour « positionner le secteur spatial commercial du Canada afin de contribuer à la croissance de l’économie et à la création d’emplois d’avenir ».

Notre voisin céleste le plus proche, la Lune, offre un site réalisable pour établir les fondations de la première base humaine dans l’espace. Cela peut également faire progresser nos connaissances et favoriser de nouvelles découvertes scientifiques sur la formation de la Terre, de sa lune et au-delà. En outre, une base pourrait stimuler une économie extraterrestre florissante en créant une exploitation minière spatiale pour d’éventuels gisements de métaux de terres rares et de minéraux critiques afin d’atteindre les objectifs d’émissions nettes de gaz à effet de serre sur Terre.

Pour assurer une migration réussie à des échelles allant au-delà des missions traditionnelles de reconnaissance et d’exploration, nous devons relever une multitude de défis à plusieurs niveaux. L’éventail de ces défis va de la réduction des coûts de transport, de la récolte d’énergie in situ, de la rareté des ressources matérielles pour la construction durable, aux effets de la faible gravité et des conditions spatiales difficiles sur le corps et l’esprit humains ainsi que sur la production alimentaire. L’adoption d’une stratégie holistique durable dans l’utilisation des ressources, la production alimentaire et le logement pourrait atténuer certains de ces défis.

Le colloque « Contribution du Canada et d’ailleurs à l’exploration spatiale » vise à présenter des activités scientifiques et technologiques pour surmonter ces défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 9 mai 2023

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