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L'activité physique peut-elle réduire les problèmes intériorisés et extériorisés auprès des jeunes avec un tempérament difficile et exposés à l'adversité familiale? Oui mais…

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Fatima Alawie : Université de Montréal

Résumé de la communication

L’objectif est d’examiner si l’activité physique (AP) au début de l’adolescence limite les risques de problèmes intériorisés et extériorisés chez les jeunes avec un tempérament difficile et/ou exposés à l’adversité familiale. Les analyses de régression conduites auprès d’un échantillon longitudinal (ELDEQ, N=1312) ont révélé que le tempérament difficile était associé à un niveau élevé de symptômes anxieux un an plus tard lorsqu’un faible niveau d’AP était pratiqué (b=0,160, p=0,006). Par contre, des difficultés de fonctionnement familial étaient associées à un niveau élevé d’agressivité physique ultérieur lorsqu’un niveau élevé d’AP était pratiqué (b=0,580, p=0,001). Bien que l’AP soit un facteur protecteur contre les symptômes anxieux, sa pratique dans un cadre organisé semble être un facteur de risque de l’agressivité chez certains jeunes adolescents. Ces résultats soulignent l’importance de la mise en place d’un climat sportif axé sur la persévérance et la coopération.

Résumé du colloque

Le jeune qui quitte l’école sans diplôme contracte une lourde hypothèque personnelle à l’âge adulte : il recourt davantage à l’aide sociale, rencontre plus de difficultés avec la justice, a plus de problèmes de santé, éprouve plus de difficultés à obtenir un emploi et, le cas échéant, est moins bien rémunéré (Dupéré et al., 2019). En raison des lourds impacts de la non-diplomation et des difficultés scolaires, promouvoir la réussite éducative est l’un des principaux leviers pour réduire les iniquités sociales, économiques et de santé (OCDE, 2020). La réussite éducative s’apprécie avec le développement du plein potentiel des jeunes dans différentes sphères de vie : intellectuelle, cognitive, affective, sociale et physique (MEES, 2017). Au-delà des notes et de la diplomation, elle englobe plusieurs dimensions du développement, dont l’engagement scolaire et le bien-être physique et psychologique (p. ex., activité physique, satisfaction/stress). Plusieurs des facteurs qui contribuent à la réussite éducative relèvent de l’école, notamment de son climat, de ses pratiques et de celles de ses partenaires (p. ex., communautaires). Ce rôle clé joué par l’école et ses alliés ainsi que les pratiques qu’ils implantent pour soutenir la réussite de tous les jeunes demeurent toutefois mal compris, notamment lorsqu’il est question des jeunes en situation de vulnérabilité ou marginalisés en contexte scolaire. Ces jeunes, qu’ils soient issus de l’immigration, de milieux défavorisés, présentant des problèmes d’adaptation ou de santé mentale sont pourtant ceux qui pourraient bénéficier le plus d’une amélioration de l’offre éducative. La recherche à ce niveau demeure toutefois assez limitée. Sachant que certaines écoles parviennent à offrir une réponse plus adaptée aux besoins de tous leurs élèves (Hattie, 2009), mieux comprendre les facteurs qui contribuent à rendre l’école plus efficace et cibler les pratiques pouvant être implantées en ce sens devient une priorité.

Ce colloque porte un regard sur les facteurs et pratiques qui jouent un rôle sur différentes sphères de la réussite éducative des élèves (p. ex., cognitive, affective, sociale, psychologique). Les communications proposées examineront : 1) l’effet de l’école et de ses partenaires sur la réussite éducative des jeunes en situation de précarité, marginalisés ou en situation de vulnérabilité; 2) l’implantation et les effets de pratiques novatrices visant à promouvoir la réussite éducative de ces mêmes élèves. De façon transversale, ce colloque permet de réfléchir à des solutions adaptées aux préoccupations actuelles dans le but d’éclairer les prises de décisions vers l’implantation de pratiques plus équitables et inclusives favorisant la réussite de tous les élèves. Ce colloque offre également l’occasion à la relève scientifique (étudiant·e· de 2e et de 3e cycles et chercheur·se·s postdoctoral·e·s) d’acquérir une expérience structurante en mobilisation et en diffusion des connaissances.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
Discutant-e- de la session : Isabelle Archambault
section icon Date : 9 mai 2023

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