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Sophie Anabelle Somé : Collège Dawson
Durant la pandémie mondiale de la Covid-19, la population canadienne a dû se conformer aux directives régissant le port du masque. Après une recherche exhaustive, nous avons formulé une hypothèse qui supposerait que le port du masque chirurgical allongerait le temps de réaction dans une tâche de reconnaissance émotionnelle. Les 28 participants de notre étude sont des étudiant.e.s du collège Dawson entre 17 et 21 ans. L’expérience a été conçue sur le logiciel PsychoPy3. Sur cet outil permettant la création de tâches cognitives interactives, l’étude a été divisée en deux parties dont l’une présente des visages démasqués et l’autre des visages masqués. Au total, chaque partie constituait 36 stimulus qui se différenciaient en genre et en ethnicité (Asiatique, Noir, Caucasien et Latino). Chaque image présentait l’une des six émotions de base : colère, tristesse, peur, surprise, joie, neutralité. Il y a une différence statistiquement importante (valeur-p = 0,016) en terme du temps de réaction des participants durant les deux parties de l’expérience. Il se pourrait qu’ils prennent plus de temps à identifier les émotions masquées. La valeur-p du temps de réaction des visages exprimant la peur était de 0,026. Par ailleurs, la valeur-p du nombre de bonnes réponses des visages exprimant la tristesse était de 0,0006. Non seulement le port du masque réduirait notre rapidité et précision à reconnaître les émotions de base, mais il aurait un impact prononcé sur certaines émotions.
Alors que les sciences et les technologies connaissent un fulgurant développement et que l’économie est de plus en plus basée sur le savoir, l’identification et la préparation de la relève scientifique commence à un âge toujours plus précoce. Mais, malgré le fait que des étudiantes et étudiants de niveau collégial mènent des activités de recherche depuis de nombreuses années et que, de plus, des organismes de financement leur attribuent des fonds, ces activités ne sont pas encore suffisamment connues, et encore moins reconnues et valorisées. Ces dernières années, et à l’occasion de différents congrès de l’Acfas (Montréal, 2016; Outaouais, 2019; Québec, 2022), on a organisé trois colloques sur l’implication des étudiantes et étudiants dans les recherches menées dans les collèges dans le secteur des sciences naturelles et du génie. En plus des échanges sur les contraintes et des pistes de solutions pour améliorer l’encadrement, ces trois colloques visaient à diffuser et à faire connaître les résultats de travaux de recherche menés par les étudiantes et étudiants. La présente proposition de colloque s’inscrit dans la continuité logique des trois précédents et vise à pérenniser l’événement en offrant une tribune pour que les étudiantes et étudiants puissent de nouveau présenter leurs travaux. Ce colloque sera donc désormais organisé régulièrement, annuellement ou bisannuellement.
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