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Jean-Guy Meunier : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’informatique est une discipline dont les fondements sont de nature mathématique mais qui, dans son usage scientifique, privilégie surtout des méthodes relevant des sciences naturelles. Comment alors est-il possible d’appliquer l’informatique à des phénomènes et des artefacts culturels dont les caractéristiques les plus importantes sont de nature sémiotique, c'est-à-dire qui ultimement en appellent à de l’interprétation? N’y a-t-il pas là un paradoxe de vouloir forcer une rencontre entre les sciences de la nature et les sciences de la culture. Comment des projets numériques peuvent-ils avoir comme objet d’étude des artefact culturels? La philosophie contemporaine des sciences, parce qu’elle en appelle à la théorie des modèles offre des voies qui permettent d’entrevoir une relation féconde de complémentarité entre l’informatique et la culture.
Les technologies numériques sont de plus en plus employées dans le domaine des humanités, tant en lettres et en arts que dans sciences humaines et sociales. Leur intégration dans les pratiques de ces disciplines a permis l’émergence du domaine des humanités numériques, dont la communauté de chercheur·se·s est des plus actives depuis une vingtaine d’années. Au sein de cette communauté, ces technologies ouvrent de nouvelles avenues de recherche, mais soulèvent aussi de nouveaux enjeux théoriques reposant entre autres sur l’utilisation d’algorithmes pointus pour le traitement des données. Ce colloque a comme objectif de réunir des personnes des humanités dont les pratiques reposent fortement sur les technologies numériques. Il cherche à cerner les changements ainsi engendrés dans la production des savoirs. Plus spécifiquement, il veut faire connaître et partager des approches et des outils novateurs rendus possibles par ces nouvelles technologies, par exemple ceux utilisés en cartographie ou en modélisation des savoirs, en fouille de données et de textes (text mining), en analyse automatique des discours, en usage extensif des données massives (big data). Son foyer central sera davantage technique et méthodologique que disciplinaire. En fait, la seule exigence thématique imposée aux communications sera liée au sujet général : l’histoire et la culture québécoises. Nous accueillerons donc, entre autres, des communications en philosophie, en histoire, en anthropologie, en littérature, en sociologie, en économie, en études cinématographiques, en langues et linguistique, en communication, en bibliothéconomie et sciences de l’information, en histoire de l’art.
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