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Hadil Houimli : Ecole Nationale d'Architecture et d'Urbanisme
Le Grand Tunis, en raison de son urbanisation accélérée et sa position sur la Méditerranée considérée comme un "point chaud" pour le changement climatique, devient de plus en plus exposé aux risques d'inondation. La révolution Tunisienne de 2011 a entraîné une absence de contrôle urbain adéquat, entraînant une forte expansion de l'habitat informel aux dépens des zones humides et des terres agricoles, augmentant ainsi la vulnérabilité des populations aux inondations. En raison de la difficulté à prévoir la fréquence et l'intensité des évènements climatiques extrêmes, il devient de plus en plus difficile de faire face aux aléas d'inondation de manière efficace. Pour relever ces défis environnementaux, il est vital de développer la résilience en tant que nouveau paradigme pour traiter les phénomènes climatiques extrêmes de manière innovante et pertinente, surpassant les méthodes antérieures considérées comme insuffisantes. Cette communication présente une méthode d'analyse multicritère qui permet de mesurer la résilience d'un projet d'aménagement en zone inondable en utilisant une variété d'indicateurs tels que l'environnement, l'harmonie et l'intégrité écologique, les critères de gouvernance, le consensus social et la communication efficace du risque. En adoptant cette approche, les municipalités de Grand Tunis peuvent concevoir des projets plus résilients, durables et mieux adaptés aux défis environnementaux actuels et futurs.
Les nombreuses inondations, les grandes vagues de chaleur, les sécheresses prolongées, les feux de forêts et autres phénomènes météorologiques qui viennent s’abattre sur les villes et leurs environnements immédiats avec différentes nouvelles formes d’atteintes sur les infrastructures et sur les fonctions urbaines, au moment où les regards sont orientés vers l’après-pandémie Covid-19 et les actions à prendre dans les villes du monde pour remédier aux effets négatifs et désastreux sur leurs économies et les populations, tout cela nous oblige à revenir encore une fois, dans cette 4e édition du colloque sur l’adaptation aux changements climatiques. Il nous incombe de tourner les projecteurs sur les différentes nouvelles mesures d’adaptation aux changements climatiques engagées dans les villes des pays développés et également dans les pays en voie de développement. Les villes actuelles restent très sensibles au dérèglement climatique, ce qui influe sur le bien-être des populations et constitue une réelle menace pour la vie d’une grande partie de la population mondiale.
De nombreux pays du monde essaient de mettre en œuvre des outils de planification territoriale, des actions et des réflexions pour renforcer la résilience de leurs villes et permettre également à la population de s’habituer à certaines actions de prévention. Mais la situation n’est pas semblable pour l’ensemble des pays, ce qui oblige certains d’entre eux à accélérer leur intervention et à s’inspirer des mesures engagées ailleurs dans ce domaine.
Les actions d’adaptation déjà engagées et projetées en vue de l’après-pandémie Covid-19 pour réduire les impacts au changement climatique sur le milieu urbain seront ainsi cernées pour cibler les meilleures actions capables d’améliorer la résilience des villes et le bien-être des populations.
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