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Lamine Kamano : Université de Moncton
En milieu francophone minoritaire canadien, les classes sont de plus en plus hétérogènes et la formation initiale à l’enseignement doit prendre en compte les besoins linguistiques, culturels et cognitifs très diversifiés d'élèves allophones, dont la langue maternelle n'est ni le français ni l'anglais, d’élèves cognitivement diversifiés (douance ainsi que difficultés ou troubles d'apprentissage, entre autres) et d’élèves issus de foyers exogames (un parent francophone et un anglophone) qui ne maitrisent que peu ou pas le français à leur entrée à l'école (Cavanagh, Cammarata et Blain, 2016). Cette diversité est plus exigeante pour le personnel enseignant qui doit, notamment, être capable de moduler sa langue orale afin de prendre en compte les divers degrés de maitrise de la langue de leurs élèves (CMEC, 2013).
Pour répondre à ce besoin d’accroitre les compétences langagières des futur.e.s enseignant.e.s, la Faculté des sciences de l’éducation a mis en place un test de compétences langagières (écriture, lecture et oral) dont la réussite est obligatoire pour le maintien dans le programme.
L’objectif de cette communication est de présenter les résultats au sujet de l’évolution de la partie « communication orale » du test en ce qui a trait :
1. au rendement par l’analyse des résultats des passations depuis 2019, année où le test a été intégré à un cours;
2. à l’appréciation des étudiant.e.s par l’analyse des évaluations formatives données pour le module de communication orale.
Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement et d’évaluation de l’oral et sur les dispositifs permettant de soutenir ces dernières. Ces études ont permis de mettre en lumière une tendance préoccupante : la communication orale, bien que légitimée comme compétence de la discipline français, est généralement soutenue par des pratiques peu nombreuses et peu diversifiées. Aussi importe-t-il de remettre en question les façons de faire traditionnelles, tant sur le terrain que dans la recherche, et d’envisager de nouvelles avenues pour développer les pratiques de classe et l’expertise scientifique ainsi que pour bonifier la formation initiale et continue en didactique de l’oral.
Cette année, les participants au colloque sont donc invités à se pencher sur l’état des recherches en formation à la communication orale, tant au secteur jeune qu’en formation initiale et continue. L’événement permet notamment d’aborder les avancées dans l’apprentissage et l’enseignement de la communication orale, les apports des technologies pour la formation à l’oral, la question du développement global de l’enfant, celle de la communication scolaire et extrascolaire ainsi que celle de l’oral dans la langue première comme dans la langue seconde. La compréhension des enjeux de la formation à l’oral est en constante évolution et le besoin des formateurs et des chercheurs d’envisager de nouvelles voies à exploiter dans ce domaine apparaît comme une nécessité. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet.
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