pen icon Colloque
quote

Les contributions scientifiques du Canada à l’étude de la Lune

CM

Membre a labase

Caroline-Emmanuelle Morisset : Agence spatiale canadienne

Résumé de la communication

L’origine de la Lune et son évolution sont intrinsèquement liées à l’histoire de la Terre. L’effet de la Lune sur les marées en est un exemple indéniable. Bien qu’étant l’astre le plus près de la Terre, il existe encore de grandes questions sans réponse la concernant. L’hypothèse la plus acceptée pour la formation de la Lune est qu’elle provienne des débris générés par une collision entre une météorite de la taille de Mars et la Terre à ses premiers jours. Bien que cette hypothèse aide à expliquer la ressemblance entre la composition de la Lune et du manteau terrestre, la plupart des modélisations de cet impact montrent plutôt que la majorité du matériel projeté proviendrait de la météorite et non de la Terre. Il y a à peine dix ans, tous s’entendaient pour dire que la Lune ne contenait pas d’eau, ou extrêmement peu. Depuis, avec la découverte de 3 à 9% d’eau mesurée par la mission LCROSS (Colaprete et al., 2010, Science), beaucoup se concentrent sur la recherche de la glace d’eau aux pôles lunaires. Le Canada participe à cet effort avec la mission du rover lunaire qui ira au pôle Sud. Ce dernier sera entre autres équipé d’instruments permettant de détecter des traces de glace d’eau et d’hydrogène. Il est aussi prévu que le Canada envoie un instrument scientifique dans le cadre d’une autre mission lunaire, instrument qui pourra aussi collecter des informations contribuant à répondre aux nombreuses questions scientifiques sur la Lune, sa formation et son évolution.

Résumé du colloque

Le Canada s’est joint au retour de l’humanité sur la Lune, cette fois pour y rester, grâce au programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) de l’Agence spatiale canadienne (ASC). Le gouvernement du Canada a annoncé le PAEL, en 2019, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie spatiale nationale pour « positionner le secteur spatial commercial du Canada afin de contribuer à la croissance de l’économie et à la création d’emplois d’avenir ».

Notre voisin céleste le plus proche, la Lune, offre un site réalisable pour établir les fondations de la première base humaine dans l’espace. Cela peut également faire progresser nos connaissances et favoriser de nouvelles découvertes scientifiques sur la formation de la Terre, de sa lune et au-delà. En outre, une base pourrait stimuler une économie extraterrestre florissante en créant une exploitation minière spatiale pour d’éventuels gisements de métaux de terres rares et de minéraux critiques afin d’atteindre les objectifs d’émissions nettes de gaz à effet de serre sur Terre.

Pour assurer une migration réussie à des échelles allant au-delà des missions traditionnelles de reconnaissance et d’exploration, nous devons relever une multitude de défis à plusieurs niveaux. L’éventail de ces défis va de la réduction des coûts de transport, de la récolte d’énergie in situ, de la rareté des ressources matérielles pour la construction durable, aux effets de la faible gravité et des conditions spatiales difficiles sur le corps et l’esprit humains ainsi que sur la production alimentaire. L’adoption d’une stratégie holistique durable dans l’utilisation des ressources, la production alimentaire et le logement pourrait atténuer certains de ces défis.

Le colloque « Contribution du Canada et d’ailleurs à l’exploration spatiale » vise à présenter des activités scientifiques et technologiques pour surmonter ces défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 9 mai 2023

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :