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Les fondements de l’anthropologie africaine et l’autonomisation des pays en développement dans la conception des projets nationaux

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Constantin Alang : Centre d'Etude et de Recherche en Sciences Sociales ( CERESS)

Résumé de la communication

Il est question d’orienter les fondements de l’anthropologie africaine sur la puissance culturelle des communautés locales, question de définir le développement basé sur les réalités locales. Il se trouve aujourd’hui que tout développement conçu par les occidentaux parait être étranger aux africains ne général et aux camerounais en particulier. Etre étranger aux procédures d’un développement donné c’est de ne pas maitriser les réalités qui s’imposent. Ceci veut dire que l’anthropologie africaine voudrait que les procédures de développement selon la culture locale puissent intégrer l’ingénierie territoriale, la protection des intérêts économiques et sociaux de la population ; et aussi, à mobiliser les potentialités et les ressources existant sur leur territoire. Il est question de procéder au repérage d’un système de valeurs, de croyances, de représentations propres à la mise en place des actions sur un territoire camerounais. L’objectif de cette recherche est de soutenir l’autonomisation de la société camerounaise en termes d’intégration de l’ingénierie et de la culture locales, surtout dans les projets de développement à réaliser.

Le Cameroun ne rejette pas le développement, mais il se trouve que sa culture est ignorée dans les programmes de transformations locales pensées depuis l’extérieur.

Résumé du colloque

Les acteurs de la solidarité internationale (SI) sont de plus en plus confrontés à une vision qui perpétue les inégalités où l’on trouve d’une part des apporteurs de l’aide, issus des puissances du Nord, et d’autre part des bénéficiaires de l’aide, issus du Sud, qui expriment une volonté croissante d’autonomie dans la gestion des actions qui concernent leur population. Depuis l’adoption par l’ONU 2015, la SI est appelée à s’arrimer avec les 17 objectifs de développement durable (ODD) visant l’amélioration des conditions de vie dans une perspective de maintien des écosystèmes pour soutenir l’ensemble de la diversité. Les moyens pour y parvenir relèvent de la valorisation des savoirs des peuples du Sud pour leur redonner le pouvoir sur leur développement et ainsi décoloniser les pratiques de la SI pour plus de coopération respectueuse. Ces moyens ont été renouvelés spécifiquement au milieu humanitaire dans le cadre du Sommet 2016 par l’entremise de la promotion officielle de la localisation de l’aide. L’ampleur de la crise sanitaire de COVID a entraîné un repli du Nord mais aussi des acteurs de la SI et a mis en lumière la capacité des organismes locaux d’agir autrement. Cette situation inattendue encourage à soutenir des projets qui favorisent l’autonomisation et pour lesquels la présence des coopérants et d’acteurs de la SI du Nord ne s’effectue plus dans les mêmes conditions qu’avant la crise. Ces pratiques issues des pays bénéficiaires questionnent la place et le rôle des acteurs internationaux, en ouvrant de nouvelles voies d’action possibles en dehors du système traditionnel. Notre colloque se veut un espace qui souscrit à engager un dialogue appelant à la coconstruction des connaissances pour adopter une posture réflexive critique participant ainsi à la diffusion des variétés de visions du monde et de pratiques liées sous l’optique d’un monde socialement juste, qui implique la décolonisation de la SO et le soutien vers plus d’autonomie des acteurs issus du Sud.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 9 mai 2023

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