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Souhir Bouzid : Aix-Marseille Université
Éloignée d’une quinzaine kilomètres du centre ville Tunis, la ville périphérique de Mhamdia est en perpétuelle évolution. Tout d’abord, El Mhamdia était alimentée par l’exode rural, ce qui attire de nombreuses populations des campagnes à la recherche de travail et de conditions de vie meilleures, a obligé la ville à trouver des espaces à sa lisière pour implanter de nouvelles zones résidentielles. Elle est alimentée par une population qui n’a pas trouvé du foncier en ville en adéquation avec ses revenus. Par la suite, El Mhamdia, a connu un étalement spatial sur des terres agricoles étendues ce qui a permis l’apparition des groupements d’habitat de faible densité à savoir cité Mongi Slim. Alors Naasen est composée d’un espace central avec trois groupements d’habitat qui l'enferment.......
Les individus se retrouvent après leur installation à El Mhamdia face à de longues distances à parcourir et évidemment face à des couts élevés de transport. Ainsi, nous pouvons nous demander comment cette occupation des périphéries induite par la mobilité résidentielle des ménages reconfigure l’espace autrement..... Nous chercherons à comprendre le rôle joué par l’offre du transport collectif (TC) et par l’infrastructure routière dans l’explication des pratiques des habitants des périphéries. Nous montrerons également comment cette occupation des périphéries a créé de nouvelles formes de déplacement pour faire face aux couts élevés de transport tel que le covoiturage?
Les nombreuses inondations, les grandes vagues de chaleur, les sécheresses prolongées, les feux de forêts et autres phénomènes météorologiques qui viennent s’abattre sur les villes et leurs environnements immédiats avec différentes nouvelles formes d’atteintes sur les infrastructures et sur les fonctions urbaines, au moment où les regards sont orientés vers l’après-pandémie Covid-19 et les actions à prendre dans les villes du monde pour remédier aux effets négatifs et désastreux sur leurs économies et les populations, tout cela nous oblige à revenir encore une fois, dans cette 4e édition du colloque sur l’adaptation aux changements climatiques. Il nous incombe de tourner les projecteurs sur les différentes nouvelles mesures d’adaptation aux changements climatiques engagées dans les villes des pays développés et également dans les pays en voie de développement. Les villes actuelles restent très sensibles au dérèglement climatique, ce qui influe sur le bien-être des populations et constitue une réelle menace pour la vie d’une grande partie de la population mondiale.
De nombreux pays du monde essaient de mettre en œuvre des outils de planification territoriale, des actions et des réflexions pour renforcer la résilience de leurs villes et permettre également à la population de s’habituer à certaines actions de prévention. Mais la situation n’est pas semblable pour l’ensemble des pays, ce qui oblige certains d’entre eux à accélérer leur intervention et à s’inspirer des mesures engagées ailleurs dans ce domaine.
Les actions d’adaptation déjà engagées et projetées en vue de l’après-pandémie Covid-19 pour réduire les impacts au changement climatique sur le milieu urbain seront ainsi cernées pour cibler les meilleures actions capables d’améliorer la résilience des villes et le bien-être des populations.
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