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Maximiser les connaissances en santé humaine pour l’exploration spatiale

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Etienne Low-Décarie : Agriculture et Agroalimentaire Canada / Gouvernement du Canada

Résumé de la communication

Centre d'excellence en informatique biologique, Agriculture et Agroalimentaire Canada (antérieurement : Agence Spatiale Canadienne).

On est à l’aube de nouvelles étapes majeures de l’exploration spatiale par des astronautes. Au sein des limites déjà atteintes, ce que nous savons sur l’impact de l’exploration spatiale sur la santé et l’efficacité de contre-mesures demeure basé sur un nombre relativement restreint d’études (moins de 200 pour des séjours de 3 mois ou plus), auxquelles ont participé un nombre limité d’astronautes (nombre médian par études : 13) et qui couvrent un grand éventail de sujets de recherche (plus de 40 catégories). Il en résulte que les intervenants en santé spatiale doivent traduire rapidement la recherche en intervention malgré des preuves limitées. La communauté en santé humaine pour l’exploration spatiale pourrait incorporer des approches adoptées dans d’autres disciplines, comme celles de la recherche et des soins dans le contexte des maladies rares. Par exemple, les intervenants en maladie rare visent à donner un rôle aux personnes atteintes à toutes les étapes de la recherche. Les chercheurs dans ce domaine font des efforts pour maximiser le partage éthique de données normalisées. L’intégration de ces approches et le pont entre ces disciplines pourraient contribuer aux efforts de l'humanité pour explorer toujours plus loin dans l'Espace, tout en prenant soin des gens sur Terre d'une manière plus inclusive.

Résumé du colloque

Le Canada s’est joint au retour de l’humanité sur la Lune, cette fois pour y rester, grâce au programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) de l’Agence spatiale canadienne (ASC). Le gouvernement du Canada a annoncé le PAEL, en 2019, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie spatiale nationale pour « positionner le secteur spatial commercial du Canada afin de contribuer à la croissance de l’économie et à la création d’emplois d’avenir ».

Notre voisin céleste le plus proche, la Lune, offre un site réalisable pour établir les fondations de la première base humaine dans l’espace. Cela peut également faire progresser nos connaissances et favoriser de nouvelles découvertes scientifiques sur la formation de la Terre, de sa lune et au-delà. En outre, une base pourrait stimuler une économie extraterrestre florissante en créant une exploitation minière spatiale pour d’éventuels gisements de métaux de terres rares et de minéraux critiques afin d’atteindre les objectifs d’émissions nettes de gaz à effet de serre sur Terre.

Pour assurer une migration réussie à des échelles allant au-delà des missions traditionnelles de reconnaissance et d’exploration, nous devons relever une multitude de défis à plusieurs niveaux. L’éventail de ces défis va de la réduction des coûts de transport, de la récolte d’énergie in situ, de la rareté des ressources matérielles pour la construction durable, aux effets de la faible gravité et des conditions spatiales difficiles sur le corps et l’esprit humains ainsi que sur la production alimentaire. L’adoption d’une stratégie holistique durable dans l’utilisation des ressources, la production alimentaire et le logement pourrait atténuer certains de ces défis.

Le colloque « Contribution du Canada et d’ailleurs à l’exploration spatiale » vise à présenter des activités scientifiques et technologiques pour surmonter ces défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 9 mai 2023

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