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Eya Mefteh : Université de Montréal
Introduction : La garde en établissement est une mesure utilisée en psychiatrie afin d’hospitaliser, contre son gré, une personne considérée comme dangereuse pour elle-même ou pour autrui en raison de son état mental. Bien que cette mesure soit fréquemment utilisée, celle-ci soulève de nombreux enjeux, dont le double rôle qui incombe aux infirmier.ère.s en contact avec les personnes admises sous garde en établissement, la stigmatisation qui en résulte envers elles et la difficulté de développer une relation thérapeutique infirmier.ère-patient. Objectif : Cette étude de maîtrise a pour objectif d’explorer les perceptions des infirmier.ère.s quant aux enjeux associés à la pratique infirmière en urgence psychiatrique auprès de personnes admises sous garde en établissement. Méthodologie : Cette étude est basée sur un devis qualitatif exploratoire. La collecte des données est terminée et l’analyse des données est en cours. Cinq infirmiers et infirmières qui travaillent aux urgences psychiatriques et qui donnent des soins à des personnes admises sous garde en établissement ont été rencontrés lors d’entrevues semi-dirigées. La méthode d’analyse thématique est utilisée. La théorie de l’« institution totale » développée par le sociologue Goffman (1968) guide la présente étude sur le plan conceptuel. Résultats : Les résultats préliminaires du projet seront abordés dans cette présentation par affiche. Les principales catégories qui ressortent de l’analyse des données seront discutées.
Les concepts de « complexité » et de « vulnérabilité » sont fréquemment utilisés pour décrire les situations et les besoins des personnes suivies en première ligne des soins. Dans les écrits scientifiques, ils sont parfois utilisés de façon interchangeable pour décrire une même situation. Cela peut s’expliquer par le fait que ces deux concepts présentent certaines similitudes. Les deux concepts peuvent être appréhendés à la fois à partir de certaines caractéristiques personnelles, notamment en lien avec l’état de santé des personnes et les besoins qui y sont liés; de leur environnement, notamment au regard des déterminants sociaux de la santé; ainsi que de l’accessibilité aux services de santé et aux services sociaux de première ligne. De ce fait, l’utilisation non informée de ces concepts est observée à la fois dans les écrits scientifiques, dans les politiques de santé ainsi que dans le discours des personnes professionnelles de la santé, et ce, pour décrire certains groupes de la population. À titre d’exemple, ces groupes peuvent être désignés par les termes « personnes vulnérables », « personnes en contexte ou en situation de vulnérabilité », « personnes ayant des besoins de santé complexes ou de soins complexes », et même de « patients complexes », selon qu’une perspective plus médicale ou plus sociale est envisagée. L’usage non éclairé de ces différentes appellations peut notamment laisser transparaître des jugements de valeur et une stigmatisation des personnes concernées, dans une perspective pouvant susciter un manque d’inclusion et d’équité, de même qu’un partenariat et un pouvoir d’agir peu reconnus, pour des personnes déjà aux prises avec des enjeux d’accessibilité aux soins et aux services de première ligne.
Au cours de cet échange de connaissances, chercheur·se·s, étudiant·e·s, clinicien·ne·s et gestionnaires des milieux de soins de première ligne de même que des patient·e·s partenaires discutent de cette problématique en partageant leur point de vue relatif aux questions suivantes :
Titre du colloque :