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Francis Lareau : UQAM - Université du Québec à Montréal
Une tâche importante en philosophie est la lecture et l’analyse de textes pour en dégager le contenu sémantique, les thématiques et les arguments qui y sont développés. Cette question se pose notamment lorsque l’on cherche à comprendre un corpus de textes abordant des sujets parfois très divers. L’objectif de cette présentation est d’explorer la possibilité d’une assistance computationnelle pour effectuer cette tâche. Nous prenons ici comme cas d’étude le corpus de la revue québécoise Philosophiques (1476 textes publiés entre 1974 et 2018). Une méthode classique pour l’analyse de thèmes est l’allocation de Dirichlet latente (LDA), mais celle-ci nécessite des hypothèses concernant ses hyperparamètres, notamment le choix d’un nombre de thèmes. Nous explorons ici une approche récente, Top2Vec, présentant l’avantage de fonctionner sans hyperparamètre et se distinguant par son usage du plongement lexical. Nous comparons ces deux approches et, à l’aide de mesures de validation, nous estimons leur performance respective. Les résultats montrent une différence significative en faveur de Top2Vec, du moins dans le contexte du présent corpus. Les résultats plus détaillés de cette approche sont présentés de manière à permettre une évaluation qualitative. Nous analysons les thèmes identifiés ainsi que leur évolution au fil des 45 dernières années. Les résultats obtenus contribuent à mieux comprendre les questionnements au centre de la philosophie québécoise post-révolution tranquille.
Les technologies numériques sont de plus en plus employées dans le domaine des humanités, tant en lettres et en arts que dans sciences humaines et sociales. Leur intégration dans les pratiques de ces disciplines a permis l’émergence du domaine des humanités numériques, dont la communauté de chercheur·se·s est des plus actives depuis une vingtaine d’années. Au sein de cette communauté, ces technologies ouvrent de nouvelles avenues de recherche, mais soulèvent aussi de nouveaux enjeux théoriques reposant entre autres sur l’utilisation d’algorithmes pointus pour le traitement des données. Ce colloque a comme objectif de réunir des personnes des humanités dont les pratiques reposent fortement sur les technologies numériques. Il cherche à cerner les changements ainsi engendrés dans la production des savoirs. Plus spécifiquement, il veut faire connaître et partager des approches et des outils novateurs rendus possibles par ces nouvelles technologies, par exemple ceux utilisés en cartographie ou en modélisation des savoirs, en fouille de données et de textes (text mining), en analyse automatique des discours, en usage extensif des données massives (big data). Son foyer central sera davantage technique et méthodologique que disciplinaire. En fait, la seule exigence thématique imposée aux communications sera liée au sujet général : l’histoire et la culture québécoises. Nous accueillerons donc, entre autres, des communications en philosophie, en histoire, en anthropologie, en littérature, en sociologie, en économie, en études cinématographiques, en langues et linguistique, en communication, en bibliothéconomie et sciences de l’information, en histoire de l’art.
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