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Davoud Torkamaneh : Université Laval
La recherche sur le cannabis a été étouffée par sa criminalisation historique, laissant aux scientifiques une compréhension limitée des gènes contrôlant son cycle de vie, en particulier ceux affectant l'expression sexuelle du cannabis. Le cannabis est principalement dioïque, avec un génome diploïde (2n =20) contenant une paire de chromosomes sexuels polymorphes : XX pour les femelles et XY pour les mâles. Seules les fleurs femelles produisent une quantité considérable de cannabinoïdes et de terpènes médicalement importants. Au fil des ans, les producteurs ont développé des méthodes de production de graines féminisées (n'ayant que le complément chromosomique XX) en utilisant du thiosulfate d'argent (STS), un puissant antagoniste de l'éthylène ; suggérant que la voie de biosynthèse et de signalisation de l'éthylène joue un rôle crucial dans l'expression sexuelle du cannabis. Donc, nous suggérons que le sexe du cannabis n'est pas seulement contrôlé par les chromosomes sexuels, mais par l'ensemble du génome et les changements au niveau de l'épigénome. Par conséquent, nous essayons d'élucider le rôle de la biosynthèse et de la signalisation de l'éthylène dans le contrôle de l'expression sexuelle à l'aide d'analyses différentielles du transcriptome entier. Nous explorons également l'impact de la féminisation sur le produit final et ces effets possibles.
L’acide ribonucléique (ARN) est une molécule présente dans toutes les formes de la vie et est au cœur de la biologie. L’ARN soutient toutes les fonctions cellulaires en agissant à la fois comme relayeur de l’information génétique et régulateur clé d’une myriade de fonctions cellulaires. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs maladies soient causées par une dérégulation de la fonction de certains ARN. L’ARN est également au cœur des plus importantes percées biotechnologiques des dernières années. Récemment, le succès remarquable et rapide des vaccins à ARNm contre le SRAS-CoV-2 a pleinement démontré la maturité des technologies à base d’ARN. Ce succès marque le début d’une révolution pour la médecine moderne, et les thérapies à base d’ARN constituent un domaine d’avenir pour le traitement de nombreuses maladies. La recherche sur l’ARN est donc devenue un incontournable pour faire face aux prochaines pandémies et aux menaces biologiques du 21e siècle, qui s’accentuent en raison du dérèglement climatique.
Le Québec a une longue tradition d’excellence en recherche sur l’ARN avec une large communauté incluant des leaders internationaux qui ont réalisé des percées majeures dans leur domaine respectif. La recherche sur l’ARN couvre le continuum de la recherche fondamentale aux applications diagnostiques et thérapeutiques. Cependant, contrairement à d’autres types de recherches biomédicales, souvent centrées autour d’une discipline ou d’une maladie précise, la recherche sur l’ARN est transdisciplinaire et intégrative; elle traverse toutes les frontières des secteurs traditionnels et ses découvertes pourraient potentiellement s’appliquer à pratiquement toutes les disciplines ou maladies. Il devient donc important de reconnaître pleinement au Québec la recherche sur ARN comme une discipline en soi, de soutenir le regroupement de chercheurs experts du domaine et d’établir ce secteur comme une priorité en recherche fondamentale, en santé et en développement économique durable.
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