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Joseph-Omer Dyer : Université de Montréal
Contexte
Les programmes de formation en physiothérapie sont de plus en plus attentifs aux enjeux d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) qui touchent les étudiant.e.s présentant des marqueurs de diversité (ex. : socioculturels, ethniques, situations d’handicap, sexuels et de genre). Cependant, il manque une synthèse des connaissances sur les enjeux d’EDI qui affectent les étudiant.e.s en physiothérapie et dont ces programmes devraient tenir compte.
Objectifs
1- Vérifier l’étendue de la littérature scientifique sur les enjeux d’EDI qui touchent les étudiant.e.s en physiothérapie; 2- Identifier les enjeux d’EDI les plus documentés chez cette population.
Méthodologie
Étude de la portée selon les standards PRISMA-SCR et basée sur le cadre de référence Population-Concept-Context. La recherche (dans Medline, EMBASE, CINAHL, PsycINFO, ERIC) visait les études ciblant des étudiant.e.s en physiothérapie (population), investiguant des enjeux d’EDI (concept) dans le (contexte) des programmes de formation initiale.
Résultats
Les analyses préliminaires sur une vingtaine d’études répondant aux critères de sélection montrent des enjeux d’EDI liés à : 1) l’accès (admission), 2) la rétention et c) l’évaluation des apprentissages des personnes présentant des marqueurs de diversité dans les programmes de physiothérapie.
Conclusion
Ces différents enjeux doivent être considérés pour que les programmes de formation en physiothérapie soient plus équitables, diversifiés et inclusifs.
Les enjeux associés aux processus de sélection en médecine et en sciences de la santé sont extrêmement importants, à la fois pour l’étudiant·e dont la carrière en dépend, mais aussi pour la population qui recevra des soins de ces futurs professionnels. En contexte d’admission aux programmes de médecine notamment, il est essentiel de sélectionner les personnes candidates les plus aptes à remplir leur rôle professionnel au terme de leurs études, considérant que le taux d’abandon est extrêmement faible et que la presque totalité des gens sélectionnés deviendra médecin. Bien que les performances scolaires demeurent largement utilisées pour la sélection en médecine et en sciences de la santé, une importance grandissante est accordée à l’évaluation d’aptitudes dites « non académiques », reconnaissant l’importance d’un ensemble de qualités personnelles (p. ex., communication, empathie, leadership) essentielles à ces professions. Cette démarche est par ailleurs susceptible d’augmenter la diversité des profils des personnes admises dans les programmes de sciences de la santé, en reconnaissant d’autres formes d’excellence que les seules performances scolaires.
L’ensemble du processus de sélection vers les professions de santé soulève donc plusieurs questions en termes de validité et d’équité, par exemple : quels sont les outils de sélection qui prédiront le mieux la réussite ou les aptitudes des futurs professionnels de la santé? Quelles sont les aptitudes « non cognitives » les plus importantes à évaluer pour les personnes candidates et comment arrive-t-on à bien les évaluer? Dans quelle mesure ce processus est-il équitable pour l’ensemble des personnes candidates?
Il est donc essentiel de s’assurer que les institutions qui mettent sur pied ces processus de sélection se basent sur des données probantes afin de prendre des décisions éclairées sur la nature des outils qui serviront à choisir les futurs professionnels de la santé. Créé à la suite de l’initiative de membres du Groupe interdisciplinaire de recherche sur la cognition et le raisonnement professionnel (GirCoPro) et du Groupe de recherche en quête de validité, ce colloque est l’occasion de :
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