Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Louise Tanguay : Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador
Contexte
En 1995, l’Organisation Mondiale de la Santé recommandait aux facultés de médecine canadiennes de :
Méthode
Répondant à ces recommandations, c’est en 2008 que le Programme des facultés de médecine pour les Premières Nations et les Inuit au Québec (PFMPNIQ) est implanté grâce au partenariat entre la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador et les quatre facultés de médecine au Québec (Universités Laval, McGill, de Sherbrooke et de Montréal).
Résultats
Les principaux objectifs du programme sont de favoriser l’accès aux études en médecine et l’intégration de futurs médecins des Premières Nations et Inuit dans les facultés de médecine au Québec et de sensibiliser les futurs médecins au Québec aux réalités des Premières Nations et des Inuit.
Conclusion
Le PFMPNIQ est un modèle innovant, en évolution qui, année après année, rencontre ses objectifs. Après 15 ans d’existence, une trentaine de médecins, issus du programme, sont déjà en pratique partout au Québec et une cinquantaine sont en formation.
Les enjeux associés aux processus de sélection en médecine et en sciences de la santé sont extrêmement importants, à la fois pour l’étudiant·e dont la carrière en dépend, mais aussi pour la population qui recevra des soins de ces futurs professionnels. En contexte d’admission aux programmes de médecine notamment, il est essentiel de sélectionner les personnes candidates les plus aptes à remplir leur rôle professionnel au terme de leurs études, considérant que le taux d’abandon est extrêmement faible et que la presque totalité des gens sélectionnés deviendra médecin. Bien que les performances scolaires demeurent largement utilisées pour la sélection en médecine et en sciences de la santé, une importance grandissante est accordée à l’évaluation d’aptitudes dites « non académiques », reconnaissant l’importance d’un ensemble de qualités personnelles (p. ex., communication, empathie, leadership) essentielles à ces professions. Cette démarche est par ailleurs susceptible d’augmenter la diversité des profils des personnes admises dans les programmes de sciences de la santé, en reconnaissant d’autres formes d’excellence que les seules performances scolaires.
L’ensemble du processus de sélection vers les professions de santé soulève donc plusieurs questions en termes de validité et d’équité, par exemple : quels sont les outils de sélection qui prédiront le mieux la réussite ou les aptitudes des futurs professionnels de la santé? Quelles sont les aptitudes « non cognitives » les plus importantes à évaluer pour les personnes candidates et comment arrive-t-on à bien les évaluer? Dans quelle mesure ce processus est-il équitable pour l’ensemble des personnes candidates?
Il est donc essentiel de s’assurer que les institutions qui mettent sur pied ces processus de sélection se basent sur des données probantes afin de prendre des décisions éclairées sur la nature des outils qui serviront à choisir les futurs professionnels de la santé. Créé à la suite de l’initiative de membres du Groupe interdisciplinaire de recherche sur la cognition et le raisonnement professionnel (GirCoPro) et du Groupe de recherche en quête de validité, ce colloque est l’occasion de :
Titre du colloque :