pen icon Colloque
quote

Propriétés mécaniques du sol martien : enseignements d’InSight

PD

Membre a labase

Pierre Delage : École des Ponts ParisTech

Résumé de la communication

En collaboration avec le groupe de travail InSight Near Surface

La mission InSight est une mission géophysique en coopération avec plusieurs agences spatiales (NASA, CNES, DLR), destinée à mieux comprendre la structure de Mars. L’atterrisseur d’InSight a posé sur la surface de la planète, avec son bras robotisé, un sismomètre ultra-sensible (SEIS) et une sonde de pénétration dynamique (HP3) destinée à des mesures thermiques. Les informations obtenues par les instruments, les photos et les essais réalisés avec le bras robotisé, ont permis d’élargir la connaissance géologique et géotechnique du sol martien du site d’InSight. Elles ont été compatibles avec celles estimées sur Terre par des essais de laboratoire sur des analogues de sol martien. Les paramètres élastiques ont été obtenus à partir de mesures de vitesses d’ondes sismiques entre la sonde et le sismomètre, lors des opérations de pénétration dynamique en surface. Des caractéristiques à la rupture ont été obtenues grâce au bras robotisé, en particulier lors des opérations de couverture du cordon reliant le sismomètre à l’atterrisseur. Le profil en surface est composé d’une couche de sable superficiel de 1 cm d’épaisseur recouvrant une couche composée d’une matrice sableuse cohérente et lâche contenant des cailloux, qui n’a rendu la pénétration de la sonde thermique possible que sur les 40 cm de sa longueur. Les mesures thermiques ont montré un sol en surface très peu dense (densité 1,4).

Résumé du colloque

Le Canada s’est joint au retour de l’humanité sur la Lune, cette fois pour y rester, grâce au programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) de l’Agence spatiale canadienne (ASC). Le gouvernement du Canada a annoncé le PAEL, en 2019, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie spatiale nationale pour « positionner le secteur spatial commercial du Canada afin de contribuer à la croissance de l’économie et à la création d’emplois d’avenir ».

Notre voisin céleste le plus proche, la Lune, offre un site réalisable pour établir les fondations de la première base humaine dans l’espace. Cela peut également faire progresser nos connaissances et favoriser de nouvelles découvertes scientifiques sur la formation de la Terre, de sa lune et au-delà. En outre, une base pourrait stimuler une économie extraterrestre florissante en créant une exploitation minière spatiale pour d’éventuels gisements de métaux de terres rares et de minéraux critiques afin d’atteindre les objectifs d’émissions nettes de gaz à effet de serre sur Terre.

Pour assurer une migration réussie à des échelles allant au-delà des missions traditionnelles de reconnaissance et d’exploration, nous devons relever une multitude de défis à plusieurs niveaux. L’éventail de ces défis va de la réduction des coûts de transport, de la récolte d’énergie in situ, de la rareté des ressources matérielles pour la construction durable, aux effets de la faible gravité et des conditions spatiales difficiles sur le corps et l’esprit humains ainsi que sur la production alimentaire. L’adoption d’une stratégie holistique durable dans l’utilisation des ressources, la production alimentaire et le logement pourrait atténuer certains de ces défis.

Le colloque « Contribution du Canada et d’ailleurs à l’exploration spatiale » vise à présenter des activités scientifiques et technologiques pour surmonter ces défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 9 mai 2023

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :