pen icon Colloque
quote

Prospection minière lunaire automatisée

JP

Membre a labase

Jérôme Pigeon : Polytechnique Montréal

Résumé de la communication

auteur à contacter: jerome.pigeon@polymtl.ca

Le but de cet article est de développer une plateforme d'Intelligence Artificielle (IA) utilisant les données de spectroscopie Raman et d'imagerie hyperspectrale pour la détection et la prospection automatisée de matières premières telles que l'ilménite et l'eau glacée sur la lune et les astéroïdes. Un tel système hybride peut être installé sur un rover lunaire et envoyé dans la zone d'étude désirée, et pourrait même être utilisé directement par des astronautes sur la lune. Cela permettrait de produire une cartographie 3D pour la prospection minière des pôles ainsi que des mers/terres (highlands) de la lune. Pour permettre l'apprentissage d'un modèle basé sur la fusion de la spectroscopie Raman (RS) et de l'imagerie hyperspectrale, des architectures neuronales hybrides supervisées à branches multiples, comprenant à la fois des branches récurrentes et convolutives, seront créées. Les données existantes dans la littérature ainsi que les données fournies par JMARS ont été collectées et utilisées pour l'apprentissage du modèle IA.

Résumé du colloque

Le Canada s’est joint au retour de l’humanité sur la Lune, cette fois pour y rester, grâce au programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) de l’Agence spatiale canadienne (ASC). Le gouvernement du Canada a annoncé le PAEL, en 2019, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie spatiale nationale pour « positionner le secteur spatial commercial du Canada afin de contribuer à la croissance de l’économie et à la création d’emplois d’avenir ».

Notre voisin céleste le plus proche, la Lune, offre un site réalisable pour établir les fondations de la première base humaine dans l’espace. Cela peut également faire progresser nos connaissances et favoriser de nouvelles découvertes scientifiques sur la formation de la Terre, de sa lune et au-delà. En outre, une base pourrait stimuler une économie extraterrestre florissante en créant une exploitation minière spatiale pour d’éventuels gisements de métaux de terres rares et de minéraux critiques afin d’atteindre les objectifs d’émissions nettes de gaz à effet de serre sur Terre.

Pour assurer une migration réussie à des échelles allant au-delà des missions traditionnelles de reconnaissance et d’exploration, nous devons relever une multitude de défis à plusieurs niveaux. L’éventail de ces défis va de la réduction des coûts de transport, de la récolte d’énergie in situ, de la rareté des ressources matérielles pour la construction durable, aux effets de la faible gravité et des conditions spatiales difficiles sur le corps et l’esprit humains ainsi que sur la production alimentaire. L’adoption d’une stratégie holistique durable dans l’utilisation des ressources, la production alimentaire et le logement pourrait atténuer certains de ces défis.

Le colloque « Contribution du Canada et d’ailleurs à l’exploration spatiale » vise à présenter des activités scientifiques et technologiques pour surmonter ces défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 9 mai 2023

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :