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Mikaël Héroux-Vaillancourt : Polytechnique Montréal
Cette étude tente de comprendre la signification de l’utilisation des concepts liés à l’innovation dans les sites internet des entreprises. Utilisant les archives du web « The Wayback Machine », nous avons extrait le contenu des sites internet de 1 289 répondants ayant participé à 21 enquêtes par questionnaire entre 2010 et 2016. Nous avons par la suite comparé ces données sur la base de la fréquence documentaire de mots-clés liés à différents concepts d’innovation aux indicateurs issus des questionnaires. L’estimation d’un système d’équations simultanées nous a permis de déterminer si que les concepts liés à l’innovation sur les sites internet des entreprises expliquent mieux l’investissement reçu que l’évidence d’innovation issue des réponses aux questionnaires, démontrant ainsi la complémentarité de cette nouvelle source de données.
Comme les grappes et les réseaux de connaissances ont une influence positive sur l’innovation, il est logique que les organismes engagés dans des écosystèmes d’innovation (ÉI) forts devraient aussi être plus innovants. La littérature sur les réseaux, qui inclut la participation des utilisateurs, couvre aussi explicitement les activités en amont (axées sur la production) et en aval (axées sur les utilisateurs). La conceptualisation des ÉI incluent donc des acteurs extérieurs à la chaîne de valeur traditionnelle tels que les clients, les utilisateurs, les patients, les universités, les régulateurs, les intermédiaires d’innovation et les entreprises qui coévoluent souvent en symbiose. Les ÉI qui sont bien coordonnés et bien organisés en tant que nouveaux modèles de collaboration entre organismes sont réputés accélérer l’innovation.
Les ingrédients et la recette optimale pour des ÉI réussis sont encore à développer. À cet égard, l’Institut TransMedTech (iTMT) et le Conseil de l’innovation du Québec (CIQ) se prêtent au jeu et collaborent avec les membres du Partenariat pour l’organisation de l’innovation et des nouvelles technologies (4POINT0). Tous soulignent la nécessité de développer de nouveaux indicateurs d’innovation appropriés pour mesurer la performance des ÉI.
Plusieurs questions se posent alors sur la façon de : 1) concevoir des ÉI qui intègrent les expertises interdisciplinaires et intersectorielles, et prennent en compte la participation citoyenne, le rôle du patient partenaire, ou encore qui mettent de l’avant un (éco)système de santé connectée de ses usagers; 2) construire des indicateurs de performance qui sont aussi des incitatifs à collaborer et à innover; et 3) mesurer la performance de ces ÉI, des organismes membres et de leur influence mutuelle qui permet de propulser l’innovation. Par exemple, les indicateurs actuels n’arrivent pas réellement à mesurer l’importance et l’influence de la collaboration au sein des ÉI.
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