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Membre a labase
Sophie Marcotte : Université Concordia
Du vaste corpus à analyser émerge un ensemble particulièrement riche en termes d’ancrage à la fois dans les pratiques d’écriture numérique et dans le champ littéraire : celui des blogues littéraires, qui ont proliféré dès la seconde moitié de la décennie 2000- 2010, et de leur dérivé le plus récent, l’atelier d’écrivain.e en ligne. S’il nous paraît d’emblée évident que le blogue, contrairement à ce que certains critiques ont suggéré, n’est pas un genre littéraire, peut-on néanmoins l’envisager comme un prolongement de certaines formes traditionnelles d’écriture ? Quelles sont les plateformes qu’il investit ? Dans quels réseaux, dans quelles communautés s’inscrit-il ? Comment penser l’inscription du blogue dans une Histoire des pratiques littéraires numériques du Québec en sachant que plusieurs n’ont pas été archivés dans leur intégralité ou répertoriés par des institutions comme les bibliothèques nationales ou les centres d’archives universitaires, et qu’ils ne sont dès lors plus accessibles ? Qui sont les autrices et les auteurs de blogues et quelle relation entretiennent-ils avec l’Institution ? L’atelier d’écrivain.e en ligne peut- il être abordé selon les mêmes paramètres d’analyse ? Ce sont là autant de questionnements qui sous-tendent ce volet du projet que nous menons et qui seront interrogés dans le cadre de cette communication [...]
Les technologies numériques sont de plus en plus employées dans le domaine des humanités, tant en lettres et en arts que dans sciences humaines et sociales. Leur intégration dans les pratiques de ces disciplines a permis l’émergence du domaine des humanités numériques, dont la communauté de chercheur·se·s est des plus actives depuis une vingtaine d’années. Au sein de cette communauté, ces technologies ouvrent de nouvelles avenues de recherche, mais soulèvent aussi de nouveaux enjeux théoriques reposant entre autres sur l’utilisation d’algorithmes pointus pour le traitement des données. Ce colloque a comme objectif de réunir des personnes des humanités dont les pratiques reposent fortement sur les technologies numériques. Il cherche à cerner les changements ainsi engendrés dans la production des savoirs. Plus spécifiquement, il veut faire connaître et partager des approches et des outils novateurs rendus possibles par ces nouvelles technologies, par exemple ceux utilisés en cartographie ou en modélisation des savoirs, en fouille de données et de textes (text mining), en analyse automatique des discours, en usage extensif des données massives (big data). Son foyer central sera davantage technique et méthodologique que disciplinaire. En fait, la seule exigence thématique imposée aux communications sera liée au sujet général : l’histoire et la culture québécoises. Nous accueillerons donc, entre autres, des communications en philosophie, en histoire, en anthropologie, en littérature, en sociologie, en économie, en études cinématographiques, en langues et linguistique, en communication, en bibliothéconomie et sciences de l’information, en histoire de l’art.
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