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SEIS et InSight sur Mars : premier bilan scientifique après 4 années d’opération sur Mars et premiers modèles de structure interne et de sismicité de Mars

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Philippe Lognonné : Université Paris Cité, Institut de physique du globe de Paris

Résumé de la communication

En collaboration avec l’équipe de SEIS-InSight

SEIS, le sismomètre international de la mission InSight NASA, a fonctionné sur Mars entre février 2019 et décembre 2022. Soigneusement installés et protégés, les capteurs à très large bande de SEIS ont atteint un bruit ultra-faible pendant une grande partie des nuits martiennes. Le bruit était plus important pendant la journée, en raison des déformations atmosphériques du sol, mais toujours 10 fois moins élevé que pour les sites terrestres les plus calmes entre 0.1 et 1 Hz. 1319 événements ont été détectés, avec des magnitudes entre 2.5 et 4.7. Pour les 40 plus grands événements, les distances et positions ont été déterminées. 8 impacts ont été confirmés par imagerie orbitale, dont deux avec de très grands cratères. Nous avons pu établir les premiers modèles pour le sous-sol, la croûte, pour la lithosphère thermique et la zone de transition du manteau plus profonde, ainsi que la détermination du rayon du noyau de Mars. Nous présentons également les premières mesures d'anisotropie sismique, tant pour des ondes de volume que de surface, ainsi que celles d'atténuation et de diffusion. Les analyses des plus grands séismes ont permis de déterminer la magnitude, la profondeur et les tenseurs des moments, et pour les impacts, il a été possible de mesurer la répartition de l'énergie entre le sous-sol et l'atmosphère et la durée de l’impact. Nous concluons avec des perspectives pour l'avenir de la sismologie planétaire.

Résumé du colloque

Le Canada s’est joint au retour de l’humanité sur la Lune, cette fois pour y rester, grâce au programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) de l’Agence spatiale canadienne (ASC). Le gouvernement du Canada a annoncé le PAEL, en 2019, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie spatiale nationale pour « positionner le secteur spatial commercial du Canada afin de contribuer à la croissance de l’économie et à la création d’emplois d’avenir ».

Notre voisin céleste le plus proche, la Lune, offre un site réalisable pour établir les fondations de la première base humaine dans l’espace. Cela peut également faire progresser nos connaissances et favoriser de nouvelles découvertes scientifiques sur la formation de la Terre, de sa lune et au-delà. En outre, une base pourrait stimuler une économie extraterrestre florissante en créant une exploitation minière spatiale pour d’éventuels gisements de métaux de terres rares et de minéraux critiques afin d’atteindre les objectifs d’émissions nettes de gaz à effet de serre sur Terre.

Pour assurer une migration réussie à des échelles allant au-delà des missions traditionnelles de reconnaissance et d’exploration, nous devons relever une multitude de défis à plusieurs niveaux. L’éventail de ces défis va de la réduction des coûts de transport, de la récolte d’énergie in situ, de la rareté des ressources matérielles pour la construction durable, aux effets de la faible gravité et des conditions spatiales difficiles sur le corps et l’esprit humains ainsi que sur la production alimentaire. L’adoption d’une stratégie holistique durable dans l’utilisation des ressources, la production alimentaire et le logement pourrait atténuer certains de ces défis.

Le colloque « Contribution du Canada et d’ailleurs à l’exploration spatiale » vise à présenter des activités scientifiques et technologiques pour surmonter ces défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 9 mai 2023

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