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Marjorie Cellier : Université McGill
L'accès régulier à une aire d’exercice extérieure peut être vu comme un enrichissement, mais il n’est pas clair comment les vaches le perçoivent. Notre étude vise à caractériser les comportements d'anticipation de vaches avec opportunités de mouvement limitées quand un accès à une aire d’exercice extérieure leur est offert. Au cours de 2 essais indépendants, 32 vaches ont été divisées en 2 groupes: les contrôles (C; n=8 en hiver (H) et en été (E)) restant à l'intérieur, et les traitements (T; n=8 en H et E) sortant à l'extérieur 5j/sem pendant 8 semaines. Les sorties combinaient différentes durées de sortie et superficies d’aire. Des indices de sortie (e.g., préparation des allées) ont été mis en place 20min avant que les vaches ne sortent. Des enregistrements vidéo ont été faits pendant cette période pour analyser le nombre de changements comportementaux et de positions d’oreilles. Pour H et E, il n’y avait pas de différence significative pour ces items entre les C & T, ni pour les différentes durées & superficies (moyenne globale±ET, changements comportementaux : C=23,9±22,5, T=20,9±20,4 ; changements de positions d’oreilles : C=71,3±22,5, T=79,6±20,4). Étudier d'autres comportements avant la sortie (e.g., le piétinement) et des périodes ciblées (e.g., les 5 premières minutes après les indices de sortie) permettrait de mieux détailler l'anticipation. Combinée à des indicateurs comme la motivation, elle participerait à évaluer la valence d’un enrichissement pour les vaches.
Le secteur laitier se classe au deuxième rang de l’ensemble des secteurs de l’agroalimentaire au Canada et l’industrie laitière représente un secteur économique de très haute importance pour le Québec. Le Québec est la première province productrice de lait (1/3 de la production) au Canada. Considérant les attentes du consommateur, les exigences du marché et les normes de qualité en constante évolution, il est primordial d’investir dans la recherche et l’innovation afin que l’industrie puisse produire, de façon durable, un lait de très haute qualité.
Les défis et les obstacles que rencontre le secteur laitier depuis les dernières années sont nombreux, et ce, de la ferme à la table. La recherche agroalimentaire demeure donc une priorité, mais la relève dans ce domaine fait cruellement défaut au Québec. Il est donc primordial de favoriser le développement d’une relève forte, outillée et positionnée pour répondre aux enjeux du secteur.
Le regroupement stratégique Op+lait s’implique pour soutenir la relève scientifique – les étudiants et étudiantes à la maîtrise ou au doctorat, les stagiaires postdoctoraux et les chercheurs et chercheuses qui amorcent leur parcours – afin qu’elle puisse contribuer de manière significative aux enjeux de la société d’aujourd’hui et de demain. Op+lait souhaite donc, par la tenue de ce colloque, contribuer au rayonnement de cette relève en lui permettant d’aborder les principales problématiques de la filière laitière à travers la présentation de ses propres résultats de recherche.
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