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Benjamin Branget : Université de Montréal
Les bienfaits sur la santé de la pratique d’une activité physique (PAP) régulière et modérée tout comme les facteurs qui en influencent l’expression sont abondamment démontrés. Promouvoir la santé d’individus, de groupes et de collectivités par la PAP consiste donc à créer des conditions de vie et environnements (socioculturel, politique, économique et physique) propices à l’adoption et au maintien de choix sains dont celui d’un mode de vie physiquement actif. Malgré les connaissances actuelles sur l’influence de l’environnement bâti sur la PAP, des écarts significatifs existent dans la planification des infrastructures récréatives et sportives publiques (IRSP) de nombreux territoires. Cela engendre des iniquités d’accès à la PAP qui se répercutent indubitablement sur la santé. Réduire ces iniquités de santé implique toutefois de mieux comprendre les arbitrages décisionnels qui en sont la cause. Telle est la contribution de cette communication qui présentera les résultats préliminaires d’une thèse s’intéressant à la manière dont les acteurs publics locaux arbitrent, décident et mettent en œuvre la planification des IRSP québécoises. Les dispositifs déployés en ce sens par une centaine de décideurs seront présentés. Ils seront accompagnés d’un panorama illustrant sept partenariats inter-organisationnels établis par des instances publiques et civiles montréalaises concernant la construction et la gestion d’IRSP. En route vers des villes et collectivités équitables et en santé.
L’aménagement des villes peut jouer un rôle majeur sur la santé et l’équité. Les transformations sur le cadre bâti urbain, comme l’installation de pistes cyclables, la modification de voies en rues piétonnes, les investissements en transport collectif et le verdissement ont le potentiel d’atténuer les répercussions des changements climatiques, d’améliorer la santé et la qualité de vie des résidentes et des résidents, et de soutenir la résilience communautaire.
Historiquement, les investissements urbains ont principalement eu lieu dans les quartiers aisés, laissant les quartiers moins nantis avec un double désavantage. À Montréal par exemple, la différence d’espérance de vie de neuf ans observée entre les quartiers est en partie associée à des différences dans les environnements urbains : espaces verts, infrastructures de transport actif, offre commerciale ou îlots de chaleur — les ressources porteuses de santé ne sont pas distribuées de manière équitable.
Mais dans un contexte de ville en constante évolution, les politiques et investissements qui ciblent en partie l’équité pourraient changer la donne. Alors que les villes transforment l’espace urbain, le potentiel d’amélioration des contextes de vie est au cœur des réflexions, et les retombées sur le plan du capital social, de la qualité de vie et de la santé représentent une promesse importante. Mais les effets inattendus comme la gentrification sont aussi observés, et l’observation de ces transformations et la compréhension de leurs incidences reste très partielle. En d’autres termes, de nombreuses questions demeurent.
Ce colloque propose de se pencher sur ces transformations de la ville, en explorant comment la question d’équité est posée dans le développement de politiques publiques visant les environnements et l’équité, quels changements sont observés sur le territoire et si ces transformations contribuent réellement à l’équité dans les environnements urbains.
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