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Martin Picard : Agence spatiale canadienne
Depuis près de deux décennies, le Canada, par le biais de l’Agence spatiale canadienne, a mis en place diverses activités de recherche et développement et de préparation de missions de rovers lunaires et planétaires. Ces véhicules de différents formats peuvent supporter un grand nombre de tâches à la surface de la Lune ou d’une planète. Ces investissements dans le domaine de la robotique de surface ont permis d’élargir le portfolio spatial canadien. À la suite de plusieurs études de missions avec ses partenaires internationaux et de l’expertise développée par le biais d’un large éventail de technologies, de démonstrations et d’activités de vérification, l’Agence spatiale internationale et ses partenaires entament les travaux pour sa première mission de rover lunaire. Bien que modeste, le véhicule de 30 kg et de moins de 1 m3 , propulsé par un ensemble de panneaux solaires et batterie, se posera sur la Lune au plus tôt à l’automne 2026. Porté par un lanceur et atterrisseur américain, il sera complètement contrôlé à partir de l’Agence spatiale canadienne. Sa mission sera d’explorer le pôle sud lunaire afin de démontrer la performance d'un éventail de technologies incluant la survie à la nuit lunaire. Plusieurs objectifs scientifiques seront également poursuivis: détecter la présence de glace, prendre des relevés avec ses six instruments scientifiques afin de caractériser la géologie de la Lune et évaluer l’environnement pour de futurs vols habités.
Le Canada s’est joint au retour de l’humanité sur la Lune, cette fois pour y rester, grâce au programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) de l’Agence spatiale canadienne (ASC). Le gouvernement du Canada a annoncé le PAEL, en 2019, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie spatiale nationale pour « positionner le secteur spatial commercial du Canada afin de contribuer à la croissance de l’économie et à la création d’emplois d’avenir ».
Notre voisin céleste le plus proche, la Lune, offre un site réalisable pour établir les fondations de la première base humaine dans l’espace. Cela peut également faire progresser nos connaissances et favoriser de nouvelles découvertes scientifiques sur la formation de la Terre, de sa lune et au-delà. En outre, une base pourrait stimuler une économie extraterrestre florissante en créant une exploitation minière spatiale pour d’éventuels gisements de métaux de terres rares et de minéraux critiques afin d’atteindre les objectifs d’émissions nettes de gaz à effet de serre sur Terre.
Pour assurer une migration réussie à des échelles allant au-delà des missions traditionnelles de reconnaissance et d’exploration, nous devons relever une multitude de défis à plusieurs niveaux. L’éventail de ces défis va de la réduction des coûts de transport, de la récolte d’énergie in situ, de la rareté des ressources matérielles pour la construction durable, aux effets de la faible gravité et des conditions spatiales difficiles sur le corps et l’esprit humains ainsi que sur la production alimentaire. L’adoption d’une stratégie holistique durable dans l’utilisation des ressources, la production alimentaire et le logement pourrait atténuer certains de ces défis.
Le colloque « Contribution du Canada et d’ailleurs à l’exploration spatiale » vise à présenter des activités scientifiques et technologiques pour surmonter ces défis.
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