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Hassane Mahamat Hemchi : Institution Inter-Etats
Pour parvenir à l’identification et l’appréhension des zones humides qui constituent un patrimoine naturel et culturel ; des politiques mises en place pour protéger celles-ci de la dégradation. Il est opportun de considérer la résilience et le changement climatique dans la conception des documents de planifications urbaines. Il s’agit d’assurer une meilleure cohésion entre : activités industrielles, expansion de l’habitat et zones humides à travers la révision du Plan d’Occupation des Sols (POS) de Douala IV. En effet, cette commune manque d’espaces urbanisables, d’où sa récente orientation vers les zones humides et l’épuisement de ses potentialités. Un regard plus local nous a conduits à l’estuaire du Wouri, zone humide présentant une disparition quasi-totale de 20 à 25% de ses forêts de mangroves dû au phénomène d’urbanisation. Il est aussi marqué par une cohabitation entre industries, habitations et zones humides ; ce qui rend la population résidentielle vulnérable face aux risques d’inondations, d’érosions, sanitaires et industrielles.
Enfin, cette communication se base sur un diagnostic territorial issu d’un mémoire de Master. Un ensemble d’orientations et de prescriptions ont été dicté à travers le concept de « territoire escargot » qui visent un renouvellement urbain de Douala IV et une cohabitation de ses fonctions.
Les nombreuses inondations, les grandes vagues de chaleur, les sécheresses prolongées, les feux de forêts et autres phénomènes météorologiques qui viennent s’abattre sur les villes et leurs environnements immédiats avec différentes nouvelles formes d’atteintes sur les infrastructures et sur les fonctions urbaines, au moment où les regards sont orientés vers l’après-pandémie Covid-19 et les actions à prendre dans les villes du monde pour remédier aux effets négatifs et désastreux sur leurs économies et les populations, tout cela nous oblige à revenir encore une fois, dans cette 4e édition du colloque sur l’adaptation aux changements climatiques. Il nous incombe de tourner les projecteurs sur les différentes nouvelles mesures d’adaptation aux changements climatiques engagées dans les villes des pays développés et également dans les pays en voie de développement. Les villes actuelles restent très sensibles au dérèglement climatique, ce qui influe sur le bien-être des populations et constitue une réelle menace pour la vie d’une grande partie de la population mondiale.
De nombreux pays du monde essaient de mettre en œuvre des outils de planification territoriale, des actions et des réflexions pour renforcer la résilience de leurs villes et permettre également à la population de s’habituer à certaines actions de prévention. Mais la situation n’est pas semblable pour l’ensemble des pays, ce qui oblige certains d’entre eux à accélérer leur intervention et à s’inspirer des mesures engagées ailleurs dans ce domaine.
Les actions d’adaptation déjà engagées et projetées en vue de l’après-pandémie Covid-19 pour réduire les impacts au changement climatique sur le milieu urbain seront ainsi cernées pour cibler les meilleures actions capables d’améliorer la résilience des villes et le bien-être des populations.
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