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David Valentine : Université de Montréal
Depuis de nombreuses années, l’écosystème Web des données géohistoriques sur Montréal jouit de l’existence de plateformes et de projets de recherche porteurs (Olson et al., 2015 ; Robichaud, 2019 ; Sweeny et Olson, 2003). Cet écosystème mobilise plusieurs types de formats de données, allant de simples valeurs sé- parées par virgules à des représentations spatiales complexes permettant la visualisation de données historiques à l’aide de systèmes d’information géogra- phique accessibles en ligne. Bien que ces données soient généralement ouvertes, cet environnement n’utilise aucun mécanisme d’enrichissement sémantique ni de formats de données liées. Or, le Web de données fait aujourd’hui état d’un usage grandissant en sciences humaines (Beretta, 2022), tandis que la recherche en géomatique demeure généralement cantonnée dans l’utilisation de formats spécialisés, contribuant au maintien du fossé qui sépare les usages du Web sémantique des systèmes d’information géographique (Mai et al., 2019). Dans cette perspective, cette présentation cherche à dresser l’état des lieux quant aux possibilités d’enrichissement sémantique de cet écosystème. Pour ce faire, elle propose la mise en perspective de ce dernier par comparaison à un ensemble de travaux connexes et aux tendances qui se dégagent en la matière à l’international. Cette approche comparative permet de faire ressortir les opportunités derrière les usages actuels [...]
Les technologies numériques sont de plus en plus employées dans le domaine des humanités, tant en lettres et en arts que dans sciences humaines et sociales. Leur intégration dans les pratiques de ces disciplines a permis l’émergence du domaine des humanités numériques, dont la communauté de chercheur·se·s est des plus actives depuis une vingtaine d’années. Au sein de cette communauté, ces technologies ouvrent de nouvelles avenues de recherche, mais soulèvent aussi de nouveaux enjeux théoriques reposant entre autres sur l’utilisation d’algorithmes pointus pour le traitement des données. Ce colloque a comme objectif de réunir des personnes des humanités dont les pratiques reposent fortement sur les technologies numériques. Il cherche à cerner les changements ainsi engendrés dans la production des savoirs. Plus spécifiquement, il veut faire connaître et partager des approches et des outils novateurs rendus possibles par ces nouvelles technologies, par exemple ceux utilisés en cartographie ou en modélisation des savoirs, en fouille de données et de textes (text mining), en analyse automatique des discours, en usage extensif des données massives (big data). Son foyer central sera davantage technique et méthodologique que disciplinaire. En fait, la seule exigence thématique imposée aux communications sera liée au sujet général : l’histoire et la culture québécoises. Nous accueillerons donc, entre autres, des communications en philosophie, en histoire, en anthropologie, en littérature, en sociologie, en économie, en études cinématographiques, en langues et linguistique, en communication, en bibliothéconomie et sciences de l’information, en histoire de l’art.
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