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Pascale Tremblay : Université Laval
La capacité à communiquer oralement au moyen du langage évolue avec l’âge. Certains changements affectant la perception et la production de la parole entraînent des difficultés communicationnelles pouvant avoir des impacts sur la qualité de vie. Des études récentes suggèrent que ces difficultés ont une étiologie complexe associée au vieillissement cérébral dans plusieurs systèmes, incluant l’audition centrale, le traitement linguistique de la parole et plusieurs composantes de la « cognition auditive », comme l’attention soutenue et la mémoire de travail. Malgré des avancées importantes dans la compréhension de ces difficultés, l’étiologie de ces difficultés demeure incertaine et les outils thérapeutiques rares et peu efficaces. Toutefois, des travaux récents suggèrent que différentes approches non pharmacologiques, comme la pratique d’activités musicales et la stimulation cérébrale non invasive des réseaux cérébraux impliqués dans le traitement de la parole pourraient réduire les difficultés de communication liées au vieillissement cérébral.
Au cours de cette communication, je présenterai d’abord un aperçu des travaux de mon équipe sur la neurobiologie du vieillissement de la communication. Je présenterai ensuite nos travaux sur la capacité des activités musicales et de la stimulation cérébrale à réduire les difficultés de communication des personnes âgées. Je terminerai en présentant rapidement nos travaux en cours.
Un objectif fondamental dans l’étude du vieillissement vise à comprendre les modifications cognitives qui l’accompagnent et les mécanismes cérébraux associés. L’un des enjeux majeurs est l’importante variabilité interpersonnelle qui caractérise le vieillissement cérébral et cognitif. Certains individus vivent jusqu’à des âges très avancés sans que l’effet du temps ne semble nuire à leur fonctionnement cognitif alors que d’autres font malheureusement l’expérience du déclin de leurs capacités cognitives, voire de l’apparition de troubles cognitifs lorsque qu’une maladie neurodégénérative se développe. Le concept de résilience est souvent employé pour expliquer la capacité d’un individu à affronter les effets de l’âge ou des maladies neurodégénératives sur le cerveau et la cognition. La résilience est un terme général faisant référence à différents mécanismes neurocognitifs tels que l’entretien cérébral, la réserve cérébrale et la réserve cognitive. Les différentes techniques de neuro-imagerie permettent aujourd’hui de caractériser les changements cérébraux structurels, fonctionnels, physiologiques et métaboliques associés à l’âge et aux maladies neurodégénératives, et ainsi de mieux comprendre les mécanismes expliquant l’importante hétérogénéité qui caractérise le vieillissement. Avec l’avènement des techniques d’analyse rigoureuses en neuro-imagerie, il devient possible non seulement de reconnaître de façon de plus en plus précise des marqueurs précoces du développement de maladies neurodégénératives, mais également de repérer des marqueurs de neuroplasticité favorisant le maintien du fonctionnement cérébral et cognitif au cours du vieillissement et la résilience face aux conséquences des maladies neurodégénératives.
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