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Philippe Albouy : Université Laval
Les fonctions exécutives, telle que la mémoire de travail sont essentielles à la réalisation de multiples activités de la vie quotidienne. Lorsque de telles fonctions sont perturbées en raison d'un déclin cognitif lié à l'âge, la vie devient de plus en plus difficile et isolante. Pour ces raisons, de nombreuses études ont utilisé la stimulation cérébrale non invasive pour améliorer les fonctions exécutives chez l’homme. Cependant, les résultats sont variables et les mécanismes neurophysiologiques par lesquels ces méthodes de stimulation fonctionnent restent en grande partie inconnus. Nous pensons que cela est due à la nature non spécifique des interventions de neuromodulation, dans la mesure où elles ne reposent pas sur une bonne compréhension des mécanismes cérébraux ciblés. Nos travaux démontrent que les interventions stimulation cérébrale non invasive peuvent être optimisées en utilisant des paramètres de stimulation qui correspondent à l'activité cérébrale pertinente d’un point de vue fonctionnel (neuromodulation basée sur l’information). De plus, nous proposons que la neuromodulation basée sur l’information combinée à des interventions comportementales longitudinales (entraînement cognitif) pourrait être une procédure idéale dans le but d’améliorer les fonctions exécutives. L'objectif de ces recherches est de fournir des solutions de neuromodulation optimisées pour améliorer les fonctions exécutives et ralentir ou prévenir le déclin cognitif associé à l’âge.
Comprendre le cerveau et s’occuper des maladies qui en relèvent représentent un défi de société. Le 21e siècle a été désigné le siècle du cerveau. Au cours de sa vie, un Canadien sur trois sera touché par une maladie, un trouble ou une blessure du cerveau ou du système nerveux.
Le coût total des troubles neurologiques et de santé mentale auquel s’ajoutent les coûts directs de la toxicomanie représente pour l’économie canadienne cent vingt milliards de dollars par an.
La compréhension du cerveau et des environnements dans lesquels il baigne est donc nécessaire pour mieux appréhender les maladies, les prévenir et les traiter. Les travaux en neurosciences et en santé mentale en vase clos ne sont plus suffisants pour comprendre la complexité des troubles neurologiques et psychopathologiques. Des collaborations en neurosciences et en santé mentale sont désormais nécessaires pour avoir une vision d’ensemble, en portant autant sur la phase clinique que sur l’étude et la prise en compte du changement des habitudes, des valeurs sociétales, de la technologie.
Ce colloque organisé par SENSUM (Stratégie en neurosciences et santé mentale de l’Université de Montréal) a donc pour objectif de démontrer que des collaborations interdisciplinaires en neurosciences et en santé mentale sont désormais nécessaires pour avoir une vision d’ensemble. Ce colloque permet un échange entre des conférenciers affiliés à des facultés, à des départements, à des groupes et à des centres de recherche dont les travaux interviennent dans des secteurs et des thématiques de recherche ou de clinique très différents les uns des autres.
Autour de quatre sujets en lien avec la thématique générale : 1) mieux comprendre le développement du cerveau; 2) l’addiction; 3) la cognition et le vieillissement; 4) la solution mathématique et l’IA aux neurosciences et santé mentale, les conférenciers tentent d’apporter des pistes de réflexion sur une meilleure compréhension du cerveau, particulièrement sur le développement du cerveau au fil des âges, tout au long du cycle de vie de l’individu. Ils soulignent les facteurs génétiques, culturels, sociaux et environnementaux qui interagissent et accélèrent les changements du cerveau au cours de la vie.
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