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Mirjam Fines-Neuschild : Université Concordia
Une étude récente par Émilie Dawson montre que l’apprentissage des sciences dans la vie de tous les jours – par les musées, les médias, les activités scientifiques, etc. – exclut plusieurs communautés notamment celles marginalisées par leur classe, leur race et leur genre. Dans cette présentation, je souhaite, d’une part, revenir sur les grandes lignes de cette étude et, d’autre part, examiner dans quelle mesure un projet québécois de promotion de la culture scientifique (Parité science) aborde cette discrimination intersectionnelle. La discrimination intersectionnelle, tirée de la théorie féministe noire et des travaux de Patricia Hill-Collins et Kimberley Crenshaw stipule (1) qu'une personne peut expérimenter une superposition de discriminations liées à son identité (comme la classe, la race et le genre), et (2) que les inégalités se situent dans des enjeux de pouvoir structurels. Parité sciences offre une formation aux enseignant.e.s du milieu collégial et du secondaire dans le but d'augmenter la représentation des femmes dans les programmes de baccalauréat en physique, mathématique et informatique. À travers une analyse critique de la documentation liée à ce projet, je tente de répondre à la question : Est-ce que ce projet s’arrime au vécu de personnes marginalisées par la classe, la race et le genre ? Par ce travail, je vise à diffuser des connaissances afin de contribuer à l’amélioration des efforts en équité dans les projets de promotion de la culture scientifique.
Lors du 89e congrès de l’Acfas, un premier colloque Enjeu de la recherche intitulé « 100 ans de dialogue science et société : état des lieux et prospectives en culture et communication scientifiques et technologiques » s’est tenu les 11 et 12 mai 2022. Ce colloque réunissait des chercheuses et des chercheurs, des personnes étudiantes aux cycles supérieurs ainsi que des personnes issues des milieux de la culture et de la communication scientifique autour d’enjeux liés à la culture scientifique et technologique des citoyennes et des citoyens, à la communication scientifique sous toutes ses formes et au dialogue entre science et société.
Ce colloque a été conçu dès le départ comme la première de deux rencontres autour de ces enjeux, et la présente proposition y fait donc suite. Dans le cadre de cette seconde édition, nous souhaitons d’abord présenter les résultats de chantiers de réflexion et d’initiatives de recherche qui sont nés d’échanges tenus au cours du colloque 2022, mais aussi discuter de nouvelles avenues de recherche et de réflexion autour d’enjeux émergents. Ces enjeux concernent la vaste question du dialogue science-société, tels que l’accès à la culture scientifique et technologique, le développement de la pensée critique, le soutien à l’intérêt des jeunes pour les sciences et les débats autour des controverses socioscientifiques. De manière plus générale, nous nous interrogerons sur la place qu’occupent la science et la technologie dans la société, la façon dont les connaissances scientifiques et les percées technologiques influencent les débats de société et les prises de décision publiques, et une manière de multiplier les occasions de dialogue entre les divers actrices et acteurs que ces enjeux intéressent. Nous souhaitons également aborder la question de la formation à la médiation scientifique, qui devrait faire partie de la boîte à outils de toute chercheuse et de tout chercheur.
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