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Alexandre Guevara-Landreville : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans un premier temps, je désire cerner la notion de justicier : comment s’articule-t-elle ? Lorsque la notion de vigilantisme est abordée, elle l’est plus souvent au niveau groupal. Je me pencherai plutôt sur le vigilantisme individuel, en m’appuyant sur le roman Death Wish de Brian Garfield. Je montrerai les ressemblances et les différences entre la figure du justicier et du super-héros. Puis, j’analyserai le personnage de Batman. À la lumière de la trilogie de Christopher Nolan, est-il un justicier ou un super-héros ? Je tenterai d’y répondre en m’appuyant sur une analyse de la trilogie de films Batman par Christopher Nolan. Le choix de cette trilogie s’appuie principalement sur deux aspects : d’un côté, une place prépondérante dans ces films est accordée à l’importance des actes, venant complexifier l’exercice de catégorisation. D’autre part, la scène finale de la trilogie détonne par rapport à un aspect important de l’univers de Batman. Cette dissonance mérite qu’on y accorde une attention particulière et aide à catégoriser le personnage de Batman de manière plus précise.
L’univers des superhéros prend désormais une place considérable dans l’univers culturel et social des Québécois. Qu’il soit adapté à l’écran ou qu’il se révèle sur papier, au moyen des créations cinématographiques à grand déploiement, des séries télévisées, des bandes dessinées, des romans, etc., il semble appartenir désormais à l’imaginaire culturel québécois. Si les productions issues de cet univers s’avèrent majoritairement américaines, les superhéros et le monde dans lequel ils s’articulent demeurent nonobstant significatifs dans l’univers social québécois. Dès lors, il s’avère important de questionner dans quelle mesure l’analyse du cosmos superhéroïque peut être fructueuse pour consolider et développer les savoirs dans les sciences sociales. Dans quelle mesure est-il pertinent de s’appuyer sur un univers issu des comics et est-ce que cela peut effectivement permettre de porter un regard nouveau et pénétrant pour l’étude de la représentation des rapports sociaux ? Un colloque permettant de libérer un espace de recherche et de découverte centré sur l’univers des superhéros pourrait dès lors permettre de répondre à cette question, ainsi qu’à plusieurs autres. Dans quelle mesure l’univers des superhéros, mais également celui des supervilains, est-il un objet social en soi, et dans quelle mesure cet univers est-il un outil d’analyse pertinent, et peut-être même un outil d’enseignement dans un cadre pédagogique en sciences humaines et sociales ? Est-il plausible que le monde politique et social dépeint dans l’univers des superhéros puisse mettre au jour, dans le monde qui nous est contemporain, certaines subtilités dans la manière dont sont configurées nos relations sociales, et plus largement certains des rapports sociaux animant notre société ? Dans un esprit dialogique, dans quelle mesure la reconfiguration des rapports sociaux dans le monde réel est-elle à même de transformer les produits de l’univers des superhéros ?
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