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Wafaa Sajid : Université Hassan II de Casablanca
La connaissance et la cartographie des risques d’inondations sont des outils essentiels pour comprendre et gérer les aléas, les enjeux et la vulnérabilité d’infrastructures et de la population. L'agglomération de Casablanca, au Maroc, est un exemple de ce type de risque. La ville est située sur la côte atlantique et est exposée aux inondations côtières et aux crues des cours d'eau.
Les aléas liés aux inondations sont complexes et peuvent être difficiles à prévoir et également être aggravés par des facteurs anthropiques tels que l'urbanisation et la déforestation. Les enjeux liés sont aussi nombreux et variés. Par conséquent, les inondations peuvent entrainer des pertes humaines et matérielles, des dommages à l’environnement et des perturbations économiques. D’autant plus, la vulnérabilité aux inondations est un facteur clé à prendre en compte lors de la cartographie des risques d’inondations.
Prenons le cas du Maroc, cette communication se veut une réflexion sur 2 points essentiels :
1 : comprendre les aléas et les enjeux liés aux infrastructures et à la population afin de mieux les cartographier.
2 : identifier les vulnérabilités et les risques associés pour mieux les gérer et les prévenir.
Réévaluer les risques ?
Les incendies de forêts et les vagues de chaleur constituent une nouvelle menace pour les sociétés humaines. Si le Québec a été quelque peu épargné dans les dernières années, les épisodes de canicules en Colombie-Britannique en 2021 et en Europe de l’Ouest en 2022 doivent sérieusement être considérées dans une réévaluation des risques au Québec et la mise en place de mesures d’intervention nouvelles dans un avenir proche. Ces mesures doivent renforcer des politiques de prévention, pas suffisamment ambitieuses au regard des nombreux scénarios de réchauffement annoncés par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), et par diverses études scientifiques. Les vagues de chaleur extrême sont responsables d’une morbidité accrue et de décès chez les populations les plus vulnérables. Les canicules s’accompagnent de sécheresses qui déclenchent, à leur tour, des incendies de forêts. Par ailleurs, il ne faudra pas lever la surveillance sur les autres risques considérés comme récurrents. La cartographie des zones inondables est à parfaire et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes à améliorer.
La gestion des risques est une opération continue que ce soit en prévision, en préparation ou en intervention. Par ailleurs, la nouvelle réalité impose des mesures d’adaptation constantes.
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