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Caroline Bouchard : Université Laval
L’axe 1 de l’UMR Petite enfance Grandeur nature porte sur l’apport de l’éducation par la nature (ÉPN) au développement global du jeune enfant, thème auquel l’avant-midi du colloque est consacré. En guise d’introduction, cette présentation vise d’abord à faire un bref portrait des connaissances sur le sujet, en s’appuyant notamment sur des recensions systématiques des écrits (p. ex. Johnstone et al., 2022a, b; Kuo et al., 2019; Mygind et al., 2021). Tout en relevant certaines faiblesses méthodologiques, ces recensions font ressortir des associations positives entre l’ÉPN et les habiletés d’auto-régulation des enfants, leurs habiletés sociales ainsi que leur développement émotionnel. Des liens plus inconsistants apparaissent entre l’ÉPN et la capacité d’attention des enfants, entre autres. À la suite de ces travaux, notre équipe a aussi entrepris une revue systématique des écrits dont les constats préliminaires seront présentés. Par ailleurs, une autre étude met en lumière la perception de parents (n = 245) quant à la contribution de l’ÉPN au développement de leur enfant de 2 à 5 ans (Bouchard et al., soumis). Selon 89,7% d’entre eux, l’attitude de chercheur·se adoptée par leur enfant, comme le fait d’observer, se poser des questions et formuler des hypothèses s’est bonifiée à l’issue d’une année de fréquentation en milieu naturel. Ces constats seront discutés au regard de leur implication pour de futurs travaux en lien avec l’apport de l’ÉPN au développement global.
L’éducation par la nature (EPN), un domaine de recherche encore en friche, s’appuie sur huit principes guidant l’action éducative en service éducatif à la petite enfance au Québec. Par exemple, les jeux et les explorations des enfants, points de départ de cette action éducative, sont inspirés par le matériel libre et polyvalent qu’ils y trouvent (branches, sable, eau, etc.; voir Leboeuf et Pronovost, 2020). Concrètement, l’EPN peut s’actualiser par la fréquentation régulière et prolongée (p. ex., 2 jours/sem., tout au long de l’année) de milieux naturels de proximité (boisé, berges, etc.). Elle constituerait une approche innovante pour soutenir l’apprentissage et le développement des jeunes enfants (p. ex., Kuo et al., 2019; Ulset et al., 2017). L’Université Laval (UL) et l’AQCPE, en partenariat, se consacrent notamment à la documenter dans le contexte particulier de la province, laquelle connaît un déploiement rapide de l’EPN, notamment depuis la pandémie de COVID-19. D’autres équipes de recherche au Québec et dans d’autres pays francophones étudient aussi différents aspects de cette approche pédagogique en pleine effervescence.
L’objectif général du présent colloque est de mettre en commun les résultats de travaux de recherche en EPN en petite enfance. De manière plus précise, il vise à faire un état des lieux quant aux champs (p. ex., éducation, santé), aux méthodes, aux approches et aux connaissances couverts par l’EPN dans divers pays francophones. Cela permettra de mieux cibler les besoins en termes de perspectives de recherche. Un autre objectif spécifique consiste à poursuivre des collaborations entre des chercheur·se·s provenant de différentes universités québécoises et internationales. Enfin, il vise à inscrire la recherche en EPN au cœur d’un dialogue entre les univers scientifique et pratique.
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