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Valérie Lehmann : École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Nombre de travaux récents révèlent que les collectivités investissent de plus en plus dans des projets de partenariats public-privé-population ou 4P (Oural, 2015) menés en mode Living Lab (Pallot & Pawar, 2012) pour bâtir la Transition climatique. En engageant des expérimentations situées (Weekman & Van der Graaf, 2015) et en institutionnalisant des initiatives citoyennes (Behrer, 2020), les villes initient des projets à forte valeur ajoutée leur permettant de s’afficher durables et inclusives.
En matière de durabilité juste (Broto et Westman, 2019), la plupart de ces projets font l’effort de conjuguer diverses rationalités pour mettre en place des solutions durables, selon Fatti et Patel (2022). La question du « juste » se trouve donc adressée ici à travers la participation directe des parties prenantes dont les usagers à la décision et à l’action. Nul besoin d’« inculquer au public la compréhension des enjeux environnementaux » (Agyeman, 2012), car le public les adresse de lui-même. Mais, en matière de « justice sociale », se pose la question de la reconnaissance des parties prenantes. Le fait que certains usagers se retrouvent exclus du processus, en raison de leur fragilité économique et sociale, pose aussi problème (Fragny et ali., 2015). Cette étude de projets 4P verts menés en mode LL, met l’emphase sur leurs défis de sustainibilité juste (Stiegler, 2020). Elle a été menée à partir d’une revue de littérature croisée et de données secondaires et d’expertises terrain.
Le propos du colloque s’inscrit à la fois dans l’actualité récente de la recherche universitaire sur la question de la nécessité d’innover en gestion de projet, du besoin de saisir les liens qui existent entre les projets d’innovation et l’innovation en gestion de projet, ainsi que la difficulté de gérer des projets innovants (Rekonen et Björklund, 2016) et, plus largement, de la volonté d’apporter une contribution à l’axe 2 (créer un environnement favorable au développement de l’innovation, transférer et valoriser les résultats de la recherche, faciliter l’accès aux ressources de l’écosystème et les promouvoir, mettre en place un environnement réglementaire favorable à l’innovation) de la Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation 2022-2027, lancée par le gouvernement du Québec. De plus, dans la foulée de la thématique des compétences en gestion de projet, qui fut abordée dans la majorité des récents congrès de l’Acfas, le colloque vise aussi à apporter une contribution à l’axe 4 (développer les talents, la relève et les compétences clés en recherche et en innovation, développer la culture scientifique et de l’innovation) de la Stratégie, particulièrement sous l’angle de la formation et de l’apprentissage continu en gestion de projet. En effet, les projets et particulièrement les portefeuilles de projets ont pour vocation la création de valeur et, dans cette perspective, les gestionnaires de projets devront être mieux formés, être dotés de meilleures capacités sociales et communicationnelles, faire preuve d’intelligence collective pour mettre en place les conditions favorables au sein de leur projet, et ce, dans le but de générer du codéveloppement et de l’innovation pour créer de la valeur.
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