Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Mathieu Point : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Lors du jeu en nature, la prise de risque est un élément recherché par les enfants. Cette prise de risque est nécessaire au développement global de l’enfant, voire à sa réussite éducative (Brussoni et al., 2015). Le programme cycle à l’éducation préscolaire instauré en 2021 met de l’avant, pour la première fois dans les programmes éducatifs au Québec, l’importance de la prise de risque chez l’enfant d’âge préscolaire et prescrit aux enseignantes la mise en place d’environnements favorisant cette dernière (Ministère de l’éducation, 2021).
Si plusieurs recherches se sont intéressées aux retombées du jeu risqué à l’extérieur sur le développement global des enfants, les recherches s’intéressant aux enseignantes sont plus rares. Pourtant, les prises de risque dans le jeu extérieur sont souvent contraintes dans les milieux éducatifs préscolaires (Hesketh et al. 2017).
Cette présentation va mettre de l’avant les démarches d’enseignantes à l’éducation préscolaire ayant participé à une recherche-action-formation.
Ses objectifs de recherche sont de décrire les changements de pratiques enseignantes liées aux prises de risque dans le jeu, les apports perçus par les enseignantes sur le plan du développement global, les obstacles rencontrés et les conditions à la mise en œuvre de ces pratiques.
Cette présentation sera l’occasion de partager les perceptions initiales des participantes et leur évolution par des exemples de pratiques, de postures et les mécanismes ayant permis cette évolution.
L’éducation par la nature (EPN), un domaine de recherche encore en friche, s’appuie sur huit principes guidant l’action éducative en service éducatif à la petite enfance au Québec. Par exemple, les jeux et les explorations des enfants, points de départ de cette action éducative, sont inspirés par le matériel libre et polyvalent qu’ils y trouvent (branches, sable, eau, etc.; voir Leboeuf et Pronovost, 2020). Concrètement, l’EPN peut s’actualiser par la fréquentation régulière et prolongée (p. ex., 2 jours/sem., tout au long de l’année) de milieux naturels de proximité (boisé, berges, etc.). Elle constituerait une approche innovante pour soutenir l’apprentissage et le développement des jeunes enfants (p. ex., Kuo et al., 2019; Ulset et al., 2017). L’Université Laval (UL) et l’AQCPE, en partenariat, se consacrent notamment à la documenter dans le contexte particulier de la province, laquelle connaît un déploiement rapide de l’EPN, notamment depuis la pandémie de COVID-19. D’autres équipes de recherche au Québec et dans d’autres pays francophones étudient aussi différents aspects de cette approche pédagogique en pleine effervescence.
L’objectif général du présent colloque est de mettre en commun les résultats de travaux de recherche en EPN en petite enfance. De manière plus précise, il vise à faire un état des lieux quant aux champs (p. ex., éducation, santé), aux méthodes, aux approches et aux connaissances couverts par l’EPN dans divers pays francophones. Cela permettra de mieux cibler les besoins en termes de perspectives de recherche. Un autre objectif spécifique consiste à poursuivre des collaborations entre des chercheur·se·s provenant de différentes universités québécoises et internationales. Enfin, il vise à inscrire la recherche en EPN au cœur d’un dialogue entre les univers scientifique et pratique.
Titre du colloque :
Thème du colloque :