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La SST en robotique collaborative : au-delà du cobot

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Sabrina Jocelyn : IRSST

Résumé de la communication

En appartenant à la robotique avancée, la robotique collaborative (cobotique) contribue à l’initiative canadienne des grappes d’innovation mondiales, une initiative permettant au Québec de relever de grands défis de société. La recherche scientifique à l’IRSST pallie l’embûche que représente la gestion des risques en cobotique et favorise ainsi cette initiative. Levier de l’Industrie 4.0, la cobotique modifie le travail des opérateurs, mais aussi celui des intégrateurs. En effet, la cobotique peut réduire la pénibilité de l’opérateur. En revanche, avec le partage d’espace maintenant admis sous certaines conditions, l’humain risque davantage de chocs du robot en production. L’interaction avec le robot et son environnement requiert donc une vigilance accrue de la part du travailleur, source de risques psychosociaux. Quant à l’intégrateur, personne ou équipe mettant en œuvre l’installation cobotique, sa manière de réduire les risques pour l’opérateur a changé. Traditionnellement, l’intégrateur réduisait la plupart des risques en évitant tout contact entre une partie mobile et l’opérateur. Maintenant, si l’interaction physique humain-robot est jugée acceptable, l’intégrateur doit choisir le seuil admissible de force ou de vitesse du robot, pour limiter les dommages physiques liés aux collisions. L’évolution de l’espace de travail, des normes et des technologies en cobotique exige donc une adaptation continue de ces intégrateurs à l’égard de la SST.

Résumé du colloque

Le monde du travail a fait l’objet de nombreuses transformations depuis les 30 dernières années. Les économies se sont mondialisées et les nouvelles technologies, tout en introduisant de nouveaux risques pour la santé, ont fait disparaître plusieurs emplois et ont fait émerger de nouvelles professions. La participation des femmes au marché du travail a rejoint celle des hommes, le vieillissement de la main-d’œuvre a progressé alors que les enfants sont encore utilisés comme force de travail dans plusieurs pays. De plus, la syndicalisation a connu une décroissance, les mouvements migratoires et la diminution de la natalité ont accéléré l’intégration au travail des nouveaux arrivants, et la prise en compte de la diversité s’est imposée au fonctionnement des entreprises. Les changements climatiques, dont les manifestations ne sont plus à nier et qui s’accompagnent de crises sanitaires, risquent de s’intensifier, posant de nouveaux risques pour la santé et la sécurité au travail (SST). Enfin, la pandémie de la COVID-19 a propulsé le travail à domicile et le travail hybride comme de nouvelles formes d’organisation du travail qui font tomber la frontière entre le milieu de travail et le milieu hors travail.

Ces transformations du monde du travail posent de nouveaux enjeux pour la protection de la santé et de la sécurité des travailleur(se)s. Dans un tel contexte, comment la recherche en SST doit-elle s’orienter? Faut-il surveiller plus particulièrement certaines lésions ou maladies professionnelles? Quelles seraient les priorités à retenir pour orienter le besoin de connaissances sur les scènes nationale et internationale? Comment doit-on orienter plus particulièrement les actions de prévention et les mécanismes de retour et de maintien au travail des travailleur(se)s québécois?

Ce colloque vise à apporter un éclairage à ces questions grâce à la participation d’intervenant(e)s et de chercheur(se)s du Québec, du Canada et des grandes organisations internationales.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 10 mai 2023

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