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L'activité physique pour renforcer la résilience individuelle et communautaire face à la hausse des températures mondiales

TD

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Thomas Deshayes : Université de Montréal

Résumé de la communication

Le changement climatique, la forte prévalence des maladies chroniques et les niveaux alarmants d'inactivité physique sont trois enjeux centraux du 21e siècle. La morbidité et la mortalité liées à la chaleur devraient augmenter, surtout chez les individus ayant des problèmes de santé chroniques. Cependant, cela dépendra de l'ampleur du changement climatique, mais aussi de notre capacité d’adaptation à un climat plus chaud en devenant moins sensibles/vulnérables et donc plus résilients. Une pratique d’activité physique régulière au cours de la vie pourrait permettre d'être mieux équipé pour faire face à la hausse des températures mondiales en :

  1. entraînant des adaptations physiologiques qui aident à mieux répondre aux demandes accrues exercées sur le système cardiovasculaire lors d'un stress thermique;
  2. limitant le développement de maladies chroniques, de l'obésité, le déclin des capacités fonctionnelles et cognitives, ainsi que de la capacité cardiorespiratoire, qui sont tous des facteurs de protection clés contre la morbidité et la mortalité liées à la chaleur;
  3. ralentissant le déclin des fonctions thermorégulatrices lié au vieillissement;
  4. contribuant à un meilleur bien-être mental, qui pourrait aider à faire face au stress associé aux épisodes de chaleur accablante.

L’activité physique pourrait donc avoir une contribution importante à l'adaptation à la hausse des températures mondiales, augmentant notre résilience individuelle et communautaire.

Résumé du colloque

Les habitudes de vie sont les actions que nous entreprenons à l’égard de notre santé, comme pratiquer une activité physique et manger sainement. À l’heure des changements climatiques, la santé humaine est mise à mal, notamment en raison de la détérioration de nos habitudes de vie. En effet, les récents rapports du Lancet concluent que « l’état de santé de la prochaine génération d’humains dépend de la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et du niveau de résilience des systèmes de santé ». Par exemple, la chaleur extrême a un effet direct sur la physiologie humaine et sur la capacité à être physiquement actif et à bien dormir. De plus, des effets indirects comme les catastrophes naturelles peuvent avoir un impact sur notre alimentation; elles peuvent aussi influencer l’activité physique par la détérioration des infrastructures, des pistes cyclables et des voies piétonnes. Inversement, nos habitudes de vie pourraient elles aussi augmenter notre empreinte carbone (quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère issue d’activités humaines) et avoir une incidence significative sur le changement climatique. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’une habitude de vie est saine qu’elle est durable. À l’échelle individuelle et collective, la littérature montre que les deux actions qui peuvent avoir les plus grandes retombées sur l’atténuation du climat sont : la réduction de la consommation de viande et le passage des déplacements motorisés aux transports actifs. Cela étant, la promotion des habitudes de vie pourrait avoir une contribution importante à l’adaptation au changement climatique si nous continuons à développer des interventions qui misent sur la résilience individuelle et communautaire. Comme nous ne sommes pas tous égaux à l’égard de cette réalité, il demeure impératif de réfléchir à de nouvelles façons de promouvoir de saines habitudes de vie qui peuvent contribuer à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, en tenant compte des enjeux d’équité.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 10 mai 2023

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