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Olivier Simard : Service de police de la Ville de Québec
Cette étude est basée sur une nouvelle réalité que les organisations policières font face depuis quelques années. L’attraction et la rétention des policiers dans des postes clés des organisations policières. Dans cette étude, l’attraction et la rétention des sergents-détectives aux crimes majeurs seront au cœur de la recherche. Auparavant, les organisations n’avaient pas besoin de séduire les candidats dans les postes clés et la situation était la même au Service de police de la Ville de Québec. Selon Gordon (2004), auparavant les corps de police recrutaient un grand bassin de candidats avec peu d’effort. Il se peut que les priorités des candidats potentiels aient changé avec le temps. Les générations X et les baby-boomers n’ont pas besoin de recevoir des commentaires de son supérieur, ils sont contents de faire leur travail (ML Mason, 2016). Les nouvelles générations cherchent et désirent des « feedbacks ». Un des facteurs de rétention est des évaluations régulières des employés (Jarousse, 2011).
Une ère de questionnement quant aux différents enjeux de la gestion du personnel de la sécurité publique préoccupe les organismes de ce secteur. À titre d’exemple, considérant les exigences physiques et mentales de ces professions, de quel type de soutien ces travailleurs ont-ils besoin ? Ou encore, considérant les problèmes de recrutement et les enjeux particuliers de ces professions à risque, comment pouvons-nous augmenter l’attraction et le taux de rétention du personnel de la sécurité publique ?
Les métiers de la sécurité publique comportent leur lot de particularités qui doivent être considérer dans la pratique de la gestion. Que ce soit par l’exposition à des événements à teneur potentiellement traumatiques, le port de l’arme pour certains ou encore par leur double fonction de coercition pour le maintien de l’ordre public et, à l’inverse, de miser sur la réinsertion sociale et la proximité avec la communauté.
Une façon de répondre à ces questionnements se trouve dans la coconstruction de la recherche. Les discussions autour de ces enjeux nécessitent des bases empiriques solides que la recherche universitaire peut et veut fournir. La gestion en sécurité publique constitue une discipline de recherche novatrice et encore peu exploitée.
À la lumière des constats précédents, il paraît essentiel de concentrer nos efforts de recherche sur l’identification des meilleures pratiques de gestion spécifique au milieu de la sécurité publique.
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