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Marie-Andrée Binet : Université de Sherbrooke
Contexte : Les enfants ont un accès sans précédent aux écrans. L’Organisation Mondiale de la Santé suggère de limiter le temps d’écran à une heure par jour chez les enfants d’âge préscolaire. Objectifs : Examiner si un temps d’écran inférieur au seuil de 1h/jour favorise le développement global chez les enfants d’âge préscolaire. Méthodologie : Cette étude utilise des données prospectives recueillies auprès de familles avec un enfant de 2 à 5 ans en Nouvelle-Écosse (N=315). Au premier temps de mesure (M=3,5 ans), les parents ont rapporté le temps d’écran moyen de l’enfant. Un an plus tard, ils ont rempli le Ages and Stages Questionnaire, une mesure du développement global incluant cinq sous-échelles : motricité globale, motricité fine, communication, cognitif, et socio-affectif. Les analyses sont ajustées pour le sexe et le niveau d’affectivité négative de l’enfant, ainsi que le niveau d’éducation du parent. Résultats : Un temps d’écran inférieur au seuil de 1h/jour à 3,5 ans est associé à un meilleur score global et en communication. Conclusions : Dans une optique de promotion de la santé développementale, encourager une utilisation rationnelle des écrans dès l’enfance pourrait permettre de minimiser les risques pour la santé et le bien-être.
À l’heure actuelle, la présence des adolescents, des enfants, et voire même des tout-petits dans l’« environnement numérique » (contextes physiques d’usage du numérique, réseaux sociaux numériques, logiciels de visioconférence, jeux vidéo, plateformes de visionnement, etc.) pose des enjeux pour les familles, le monde de l’éducation et la sphère politique.
Au Québec, 85 % des parents disent avoir des règles d’encadrement du numérique à la maison et 28 % considèrent « très probable » que leur enfant soit victime de cyberintimidation dans sa vie (Académie de la transformation numérique, 2021).
Dans le monde scolaire, la sollicitation d’organismes comme le Centre pour l’intelligence émotionnelle en ligne, lesquels offrent des activités de sensibilisation et d’information sur le « bien-être numérique », témoigne de la préoccupation des personnes enseignantes pour cette question.
À l’échelon gouvernemental, la présence de la dimension « Agir en citoyen éthique à l’ère du numérique » dans le Cadre de référence de la compétence numérique, l’adoption de la Stratégie québécoise sur l’utilisation des écrans et la santé des jeunes 2022-2025 ainsi que l’intégration d’éléments de littératie numérique dans la version provisoire du programme d’études Culture et citoyenneté québécoise attestent d’une certaine préoccupation des décideurs politiques au regard de l’influence du numérique sur le bien-être et le développement des tout-petits, des enfants et des adolescents.
Cela dit, nous disposons de peu de connaissances nous permettant de bien saisir la diversité des initiatives et des actions visant à minimiser les risques et à maximiser les occasions du numérique pour les jeunes, de même que leurs fondements et leurs effets. Ce colloque propose de poser les questions suivantes :
Notons que ces questions sont proposées à titre indicatif. Toute proposition de communication traitant d’un enjeu lié au numérique dans la vie des tout-petits, des enfants ou adolescents sera considérée par les personnes organisatrices.
Conférencier invité confirmé : Normand Landry, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humain (Université TELUQ)
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Thème du colloque :