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Les croyances en lien avec la diminution de la consommation de la viande rouge

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Amélie Loiselle : Université Laval

Résumé de la communication

Problématique : La promotion de la saine alimentation et la protection de l’environnement sont deux objectifs contemporains importants pour la santé des populations et de la planète. À l’heure actuelle, les facteurs d’influence des comportements liés à l’alimentation durable demeurent insuffisamment explorés dans la littérature, et ce, malgré le consensus scientifique autour du besoin de connaissances sur le sujet. Objectifs : Ce projet de recherche vise à identifier les croyances d’adultes concernant la réduction de la consommation de viande rouge. Méthodologie : Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire autoadministré en ligne auprès de 50 adultes âgé.es de 18 à 65 ans. Ce questionnaire, basé sur la théorie du comportement planifié, a permis de documenter les croyances comportementales (avantages/inconvénients), normatives (soutien ou non des proches) et de contrôle (barrières/facilitateurs). Les croyances seront identifiées à l’aide d’une analyse de contenu quantitative par deux codeurs indépendants. Résultats préliminaires : L’échantillon est composé majoritairement de personnes s’identifiant comme des femmes (82 %), âgées de 25 à 44 ans (72 %) et dont le niveau de scolarité est universitaire (76 %). Discussion : Bien que l’analyse des résultats soit en cours, ceux-ci permettront l’identification de thèmes de communication qui pourront faire l’objet de messages visant la réduction de la consommation de viande rouge.

Résumé du colloque

Les habitudes de vie sont les actions que nous entreprenons à l’égard de notre santé, comme pratiquer une activité physique et manger sainement. À l’heure des changements climatiques, la santé humaine est mise à mal, notamment en raison de la détérioration de nos habitudes de vie. En effet, les récents rapports du Lancet concluent que « l’état de santé de la prochaine génération d’humains dépend de la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et du niveau de résilience des systèmes de santé ». Par exemple, la chaleur extrême a un effet direct sur la physiologie humaine et sur la capacité à être physiquement actif et à bien dormir. De plus, des effets indirects comme les catastrophes naturelles peuvent avoir un impact sur notre alimentation; elles peuvent aussi influencer l’activité physique par la détérioration des infrastructures, des pistes cyclables et des voies piétonnes. Inversement, nos habitudes de vie pourraient elles aussi augmenter notre empreinte carbone (quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère issue d’activités humaines) et avoir une incidence significative sur le changement climatique. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’une habitude de vie est saine qu’elle est durable. À l’échelle individuelle et collective, la littérature montre que les deux actions qui peuvent avoir les plus grandes retombées sur l’atténuation du climat sont : la réduction de la consommation de viande et le passage des déplacements motorisés aux transports actifs. Cela étant, la promotion des habitudes de vie pourrait avoir une contribution importante à l’adaptation au changement climatique si nous continuons à développer des interventions qui misent sur la résilience individuelle et communautaire. Comme nous ne sommes pas tous égaux à l’égard de cette réalité, il demeure impératif de réfléchir à de nouvelles façons de promouvoir de saines habitudes de vie qui peuvent contribuer à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, en tenant compte des enjeux d’équité.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 10 mai 2023

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