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Charlotte Gaudreault : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
La fréquentation au préscolaire influence le développement de l’enfant et permet de cultiver son plaisir d’apprendre (MEQ, 2021). Malgré l'offre d'un service de qualité, plus d'un enfant sur quatre est vulnérable dans un domaine de développement (Simard et al., 2018); dont celui affectif. Le préscolaire est une période significative sur le plan affectif (Papalia et Feldman, 2014), qui se construit par le sentiment de confiance en soi de l’enfant; fondamental à sa réussite. Il lui permet d’explorer, de communiquer et de développer ses habiletés (MFA, 2014); dont celles à l'oral (Simon, 2001). La qualité des interactions, à partir de l’outil CLASS (Pianta et al., 2008), permet d’observer le soutien émotionnel et à l’apprentissage de l’enseignant; dont le modelage langagier. Cette recherche poursuit l’objectif d’observer l'influence de la qualité des interactions de l’enseignant et du sentiment de confiance en soi de l'enfant sur son développement langagier. Cette recherche de type devis mixte (Fortin et Gagnon, 2016) observe la qualité des interactions de quatre enseignants au préscolaire 4 ans par l’outil CLASS (Pianta et al., 2008) et la confiance en soi de 50 enfants par l’adaptation de l’outil de Fanget (2003). Les différentes analyses font émerger que la qualité des interactions de l’enseignant, plus spécifiquement la qualité du soutien à l’apprentissage, ainsi que le sentiment de confiance en soi de l’enfant, influencent le développement de son domaine langagier.
Les expériences et les apprentissages vécus au préscolaire jouent un rôle fondamental dans le développement de l’enfant (MEES, 2017), notamment pour les domaines langagier et cognitif (MEQ, 2021). En ce qui concerne le domaine langagier, l’acquisition du langage oral de l’enfant est au cœur du développement de son langage écrit et concourt à sa réussite éducative ultérieure (Desrosiers et Tétreault, 2012). De surcroît, la portée de ses expériences et de ses apprentissages vécus au préscolaire influencerait également le domaine cognitif, dont celui de la mathématique, et s’étendrait même au-delà de sa réussite éducative (CSE, 2012) puisqu’ils favorisent l’insertion sociale et l’atteinte d’un bien-être socioaffectif et économique (OCDE, 2015). Cela dit, certaines approches priorisées peuvent favoriser l’éveil, l’apprentissage et le développement du langage oral et écrit de l’enfant (Dupin de Saint-André, 2011; Marinova et Drainville, 2019) ainsi que celui de la pensée mathématique (Marinova, 2016; Andwandter et al., 2022). Or, le défi réside dans le choix des approches à privilégier et des formes de soutien que l’adulte peut offrir à l’enfant. Il importe de poser un regard sur celles-ci afin de déterminer quelles sont les interventions de soutien qui favorisent l’apprentissage de l’enfant (Boily et al., 2020; Parent et Bouchard, 2020) tant sur le plan du langage oral et écrit (Nolin, 2013; Benjamin, 2016) que celui de la pensée mathématique (Boily et Deshaies, 2021; Deshaies et Boily, 2021; Sheridan, 2001). Ainsi, le colloque vise à mettre à jour les connaissances scientifiques à propos des approches à privilégier et du soutien à offrir de la part de l’adulte envers l’enfant, et ce, pour les domaines langagier et cognitif tout en promouvant l’un des objectifs mondiaux de développement durable, soit « une éducation équitable, inclusive et de qualité assurant à tous des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » (UNESCO, 2016, p. 29).
Titre du colloque :