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Modalités de traitement des troubles d’usage d’opioïdes : les effets de la pandémie de COVID-19.

JB

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Julie Bruneau : Université de Montréal

Résumé de la communication

Au Canada et au Québec, la consommation et les troubles liés à la consommation de substances psychoactives sont des problèmes de santé publique majeurs qui entraînent des coûts personnels, sanitaires et sociétaux considérables. Malgré l'énorme fardeau des troubles d’usage de drogues et d’alcool, la mise en œuvre d'interventions fondées sur des données probantes continue de poser des problèmes significatifs.

Les réponses de santé publique à la pandémie de COVID-19 ont eu un impact additionnel sur l'environnement des personnes utilisant des drogues en situation de vulnérabilité, engendrant une réduction de l’accès aux soins et une augmentation des risques liés à la drogue. Au Québec comme au Canada, une augmentation des décès par intoxication liée à la consommation d’opioïdes a été rapportée comparativement aux moyennes pré-pandémiques. En revanche, la pandémie a provoqué une transformation rapide des pratiques cliniques. L’implantation de pratiques alternatives aux traitements agonistes pour les troubles d’usage d’opioïdes, notamment pour contrer les mesures d’isolement instaurées en début de pandémie, questionne aujourd’hui les principes établis dans les modèles de soins existants.

Dr Bruneau présentera des données sur les changements survenus pendant la pandémie de COVID-19 dans la vie des personnes qui consomment des drogues au Québec. Elle discutera des adaptations cliniques survenues récemment, en regard des données probantes et des avenues de recherche futures.

Résumé du colloque

Comprendre le cerveau et s’occuper des maladies qui en relèvent représentent un défi de société. Le 21e siècle a été désigné le siècle du cerveau. Au cours de sa vie, un Canadien sur trois sera touché par une maladie, un trouble ou une blessure du cerveau ou du système nerveux.

Le coût total des troubles neurologiques et de santé mentale auquel s’ajoutent les coûts directs de la toxicomanie représente pour l’économie canadienne cent vingt milliards de dollars par an.

La compréhension du cerveau et des environnements dans lesquels il baigne est donc nécessaire pour mieux appréhender les maladies, les prévenir et les traiter. Les travaux en neurosciences et en santé mentale en vase clos ne sont plus suffisants pour comprendre la complexité des troubles neurologiques et psychopathologiques. Des collaborations en neurosciences et en santé mentale sont désormais nécessaires pour avoir une vision d’ensemble, en portant autant sur la phase clinique que sur l’étude et la prise en compte du changement des habitudes, des valeurs sociétales, de la technologie.

Ce colloque organisé par SENSUM (Stratégie en neurosciences et santé mentale de l’Université de Montréal) a donc pour objectif de démontrer que des collaborations interdisciplinaires en neurosciences et en santé mentale sont désormais nécessaires pour avoir une vision d’ensemble. Ce colloque permet un échange entre des conférenciers affiliés à des facultés, à des départements, à des groupes et à des centres de recherche dont les travaux interviennent dans des secteurs et des thématiques de recherche ou de clinique très différents les uns des autres.

Autour de quatre sujets en lien avec la thématique générale : 1) mieux comprendre le développement du cerveau; 2) l’addiction; 3) la cognition et le vieillissement; 4) la solution mathématique et l’IA aux neurosciences et santé mentale, les conférenciers tentent d’apporter des pistes de réflexion sur une meilleure compréhension du cerveau, particulièrement sur le développement du cerveau au fil des âges, tout au long du cycle de vie de l’individu. Ils soulignent les facteurs génétiques, culturels, sociaux et environnementaux qui interagissent et accélèrent les changements du cerveau au cours de la vie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 10 mai 2023

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