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Hadil Houimli : Ecole Nationale d'Architecture et d'Urbanisme
La prédiction fiable de la susceptibilité aux inondations est essentielle pour la gestion des risques naturels dans les zones urbaines, en particulier dans le contexte de l'augmentation de la fréquence et de la gravité des inondations. Cependant, le changement climatique et l'urbanisation ont considérablement modifié les facteurs de risque et les caractéristiques spatiales des inondations, notamment dans la région du Grand Tunis qui est particulièrement touchée en raison de son urbanisation galopante et de sa position sur la Méditerranée considérée comme un "point chaud" pour le changement climatique. Il est donc important de développer des méthodes de prédiction appropriées pour les zones urbaines qui prennent en compte ces défis spécifiques.
Dans ce contexte, notre étude se concentre sur l'utilisation de LSTM pour la prédiction de la susceptibilité aux inondations dans les zones urbaines du Grand Tunis. Nous intégrons des méthodes d'ingénierie de caractéristiques appropriées ainsi que des techniques d'optimisation d'augmentation de données et de normalisation par lots pour améliorer la précision des prévisions. En comblant cette lacune de connaissances, notre étude peut fournir des informations importantes pour la gestion des risques d'inondation et aider les responsables de la gestion des inondations à fournir des alertes précoces aux populations locales et aux autorités et à planifier des interventions en cas d'inondation pour minimiser les pertes.
Réévaluer les risques ?
Les incendies de forêts et les vagues de chaleur constituent une nouvelle menace pour les sociétés humaines. Si le Québec a été quelque peu épargné dans les dernières années, les épisodes de canicules en Colombie-Britannique en 2021 et en Europe de l’Ouest en 2022 doivent sérieusement être considérées dans une réévaluation des risques au Québec et la mise en place de mesures d’intervention nouvelles dans un avenir proche. Ces mesures doivent renforcer des politiques de prévention, pas suffisamment ambitieuses au regard des nombreux scénarios de réchauffement annoncés par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), et par diverses études scientifiques. Les vagues de chaleur extrême sont responsables d’une morbidité accrue et de décès chez les populations les plus vulnérables. Les canicules s’accompagnent de sécheresses qui déclenchent, à leur tour, des incendies de forêts. Par ailleurs, il ne faudra pas lever la surveillance sur les autres risques considérés comme récurrents. La cartographie des zones inondables est à parfaire et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes à améliorer.
La gestion des risques est une opération continue que ce soit en prévision, en préparation ou en intervention. Par ailleurs, la nouvelle réalité impose des mesures d’adaptation constantes.
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