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Jean-Francois Lapolice : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Bon nombre de changements organisationnels ne réussissent pas pour différentes raisons et les gestionnaires qui initient ces changements se doivent de prendre en considération plusieurs données pour espérer leurs réussites. En effet, le taux d’échecs des changements organisationnels se situeraient entre 20 % et 80%, tout dépendamment du type de changement (Bareil, 2004a ; Beer et Nohria, 2000 ; Wellins et Murphy ; 1995). Ces résultats préoccupants nous amènent à nous questionner sur les facteurs qui peuvent influencer positivement lors de changements et sur les moyens pouvant être mis en place pour diminuer autant que possible la résistance des parties visées par ces changements. Ce projet porte sur les enjeux de gestions quant aux préoccupations des employés associés à un changement organisationnel. Plus précisément, l’étude s’intéresse aux préoccupations des enquêteurs spécialisés en violence sexuelle du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) que peut engendrer l’intégration d’une nouvelle structure de travail.
Une ère de questionnement quant aux différents enjeux de la gestion du personnel de la sécurité publique préoccupe les organismes de ce secteur. À titre d’exemple, considérant les exigences physiques et mentales de ces professions, de quel type de soutien ces travailleurs ont-ils besoin ? Ou encore, considérant les problèmes de recrutement et les enjeux particuliers de ces professions à risque, comment pouvons-nous augmenter l’attraction et le taux de rétention du personnel de la sécurité publique ?
Les métiers de la sécurité publique comportent leur lot de particularités qui doivent être considérer dans la pratique de la gestion. Que ce soit par l’exposition à des événements à teneur potentiellement traumatiques, le port de l’arme pour certains ou encore par leur double fonction de coercition pour le maintien de l’ordre public et, à l’inverse, de miser sur la réinsertion sociale et la proximité avec la communauté.
Une façon de répondre à ces questionnements se trouve dans la coconstruction de la recherche. Les discussions autour de ces enjeux nécessitent des bases empiriques solides que la recherche universitaire peut et veut fournir. La gestion en sécurité publique constitue une discipline de recherche novatrice et encore peu exploitée.
À la lumière des constats précédents, il paraît essentiel de concentrer nos efforts de recherche sur l’identification des meilleures pratiques de gestion spécifique au milieu de la sécurité publique.
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