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Promouvoir le plaisir de manger de manière saine et durable : résultats d'une étude exploratoire au Québec

JL

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Jessica Lambert De Francesch : Université de Montréal

Résumé de la communication

Contexte : Les données sont limitées et contradictoires quant aux liens entre les valeurs environnementales, le niveau de littératie en nutrition, le plaisir de manger sainement et la consommation d'aliments protéinés d'origine végétale et animale. Objectif : Cette étude vise à mieux comprendre les facteurs favorisant l’adoption de deux messages nouvellement promus dans le plus récent guide alimentaire canadien (GAC), soit manger sainement et davantage de protéine végétale. Méthodes : Une enquête électronique a évalué : 1) les valeurs environnementales et le niveau de littératie en nutrition basé sur l’ancienne (2007) et la nouvelle (2019) version du GAC; 2) le plaisir de manger sainement et les variations au niveau de la consommation d’aliments protéinés d’origine végétale et animale chez 128 résidents québécois. Résultats : Une plus grande littératie en nutrition et de fortes valeurs environnementales sont associées positivement au plaisir de manger sainement, alors que ce dernier est associé positivement à la consommation de protéines végétales. De plus, un plus haut degré de littératie du GAC 2007 est associé positivement à la consommation de protéines animales alors que l'inverse est observé pour la littératie en nutrition basée sur celui de 2019. Implications : L'amélioration générale du niveau de littératie en nutrition et le renforcement des valeurs environnementales peuvent être des stratégies prometteuses pour accroître le plaisir de manger sainement.

Résumé du colloque

Les habitudes de vie sont les actions que nous entreprenons à l’égard de notre santé, comme pratiquer une activité physique et manger sainement. À l’heure des changements climatiques, la santé humaine est mise à mal, notamment en raison de la détérioration de nos habitudes de vie. En effet, les récents rapports du Lancet concluent que « l’état de santé de la prochaine génération d’humains dépend de la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et du niveau de résilience des systèmes de santé ». Par exemple, la chaleur extrême a un effet direct sur la physiologie humaine et sur la capacité à être physiquement actif et à bien dormir. De plus, des effets indirects comme les catastrophes naturelles peuvent avoir un impact sur notre alimentation; elles peuvent aussi influencer l’activité physique par la détérioration des infrastructures, des pistes cyclables et des voies piétonnes. Inversement, nos habitudes de vie pourraient elles aussi augmenter notre empreinte carbone (quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère issue d’activités humaines) et avoir une incidence significative sur le changement climatique. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’une habitude de vie est saine qu’elle est durable. À l’échelle individuelle et collective, la littérature montre que les deux actions qui peuvent avoir les plus grandes retombées sur l’atténuation du climat sont : la réduction de la consommation de viande et le passage des déplacements motorisés aux transports actifs. Cela étant, la promotion des habitudes de vie pourrait avoir une contribution importante à l’adaptation au changement climatique si nous continuons à développer des interventions qui misent sur la résilience individuelle et communautaire. Comme nous ne sommes pas tous égaux à l’égard de cette réalité, il demeure impératif de réfléchir à de nouvelles façons de promouvoir de saines habitudes de vie qui peuvent contribuer à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, en tenant compte des enjeux d’équité.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 10 mai 2023

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