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Fabienne Lagueux : Université de Sherbrooke
Une hausse des problématiques psychosociales en milieu HLM (p. ex., violence, délinquance, consommation, etc.) a été observée au Québec au cours des dernières années, entrainant notamment d’importants conflits de voisinage et un taux de décrochage scolaire préoccupant chez les jeunes. Plusieurs projets à visée préventive ont ainsi été développés dans certains milieux HLM par les Offices d’habitation, en collaboration avec des milieux de recherche. Certaines de ces initiatives avaient en commun de s’intéresser à l’expérience des jeunes et de leurs donner activement une voix. En effet, il est bien documenté que de laisser place aux savoirs des jeunes en portant réellement attention à ce qu’ils ont à dire, par le bais d’activités qui suscitent leur participation active, contribuent au développement de leur mieux-être. Des bénéfices sont notés sur les plans de la confiance, de l’estime et de la connaissance de soi, et au regard du sentiment d’efficacité personnelle. Cette présentation visera non seulement à exposer ce qui demeure aujourd’hui de trois projets jeunesse développés en milieux HLM dans les dix dernières années (à Sherbrooke, Longueuil et Montréal), mais surtout de mettre en lumière différents enjeux et défis pouvant être rencontrés dans le cadre de recherches participatives impliquant les jeunes, notamment en contexte de vulnérabilité. Enfin, la question de la ‘pérennité’ de projets menés en étroites collaborations entre le terrain et la recherche sera discutée.
Le Québec détient une riche histoire de recherche sociale dans le champ de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, marquée notamment par des projets lancés conjointement par le monde universitaire et le milieu communautaire, voire portés par ce dernier. Ces projets mobilisent souvent des approches participatives au sens où ils impliquent des personnes ayant été ou vivant en situation de pauvreté à plusieurs ou à toutes les étapes de leur déroulement. Une idée forte qui sous-tend ces travaux est que le dialogue entre les savoirs scientifiques sur la pauvreté, ceux issus de l’intervention auprès des personnes en situation de pauvreté et ceux qui le sont de l’expérience de ces personnes elles-mêmes favorise la compréhension, mais aussi l’ajustement des interventions sur les processus vécus. Sur le plan méthodologique, un tel dialogue implique que la parole de l’ensemble des personnes peut s’exprimer avec le moins d’entraves possible et est prise en compte à sa juste valeur.
Les questions suivantes sont au cœur de nos discussions :
Ce colloque offre ainsi l’occasion de partager des expériences et de faire un bilan de plusieurs projets de recherche universitaires et communautaires, impliquant des personnes en situation de pauvreté, en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale au Québec et ailleurs à l’international.
Titre du colloque :