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Jonas Tchassem Pinlap : École nationale d'administration publique
Malgré l’accent mis explicitement sur les expériences des citoyens lorsqu’ils interagissent avec les services publics, la recherche sur le fardeau administratif s’est peu intéressée aux actions gouvernementales visant à réduire les fardeaux des citoyens. Cela limite le champ de connaissance, notre compréhension des fardeaux administratifs, ainsi que la façon dont ceux-ci affectent les politiques publiques. Grâce à une analyse de contenu de documents et revue de presse, nous montrons comment les changements apportés par le Gouvernement du Québec en avril 2019 en établissant le Programme général d’indemnisation et d’aide financière lors des sinistres réels ou imminents ont contribué à influencer les coûts subis par les sinistrés pendant la phase de rétablissement post-inondation. Nous montrons que les nouvelles mesures et leur mise en œuvre par les fonctionnaires de la Sécurité publique ont minimisé considérablement les coûts d’apprentissage. Toutefois, les coûts de conformité et psychologiques sont restés sensiblement les mêmes comparativement aux programmes précédents. Dès lors, les actions gouvernementales visant la réduction du fardeau des citoyens dans les programmes d’aide sociale sont susceptibles soit de diminuer, soit de maintenir, ou encore d’alourdir davantage les procédures. D’où l’importance pour le Gouvernement de bien orienter ses réformes et investir davantage pour renforcer ses capacités administratives.
Réévaluer les risques ?
Les incendies de forêts et les vagues de chaleur constituent une nouvelle menace pour les sociétés humaines. Si le Québec a été quelque peu épargné dans les dernières années, les épisodes de canicules en Colombie-Britannique en 2021 et en Europe de l’Ouest en 2022 doivent sérieusement être considérées dans une réévaluation des risques au Québec et la mise en place de mesures d’intervention nouvelles dans un avenir proche. Ces mesures doivent renforcer des politiques de prévention, pas suffisamment ambitieuses au regard des nombreux scénarios de réchauffement annoncés par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), et par diverses études scientifiques. Les vagues de chaleur extrême sont responsables d’une morbidité accrue et de décès chez les populations les plus vulnérables. Les canicules s’accompagnent de sécheresses qui déclenchent, à leur tour, des incendies de forêts. Par ailleurs, il ne faudra pas lever la surveillance sur les autres risques considérés comme récurrents. La cartographie des zones inondables est à parfaire et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes à améliorer.
La gestion des risques est une opération continue que ce soit en prévision, en préparation ou en intervention. Par ailleurs, la nouvelle réalité impose des mesures d’adaptation constantes.
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