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Patricia Vohl : Université de Montréal
L’anxiété mathématique est un phénomène défini comme une sensation de tension et d’appréhension qui interfère avec la manipulation des nombres dans une grande diversité de situations de la vie courante et de la vie académique (Richardson et Suinn, 1972). Les études menées sur le sujet depuis plus de 50 ans, révèlent, au sein de populations adolescentes et adultes, que les filles se disent, en moyenne, davantage anxieuses à l’égard des mathématiques que les garçons. Une étude récente a d’ailleurs permis de corroborer ce constat, chez les élèves québécois francophones de 15 ans, à partir d’une analyse secondaire des données du Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de 2003 et de 2012. Pour de multiples raisons que nous évoquerons dans le cadre de cette présentation, cette disparité entre les filles et les garçons est fort préoccupante. Il appert que dans ce contexte, un des leviers d’intervention à privilégier soit le suivant : lutter contre les stéréotypes de genre en mathématiques. Mais que nous révèle l’univers de Marvel à cet égard? Où en sommes-nous dans cette lutte? L’univers de Marvel est-il de bon présage? Voilà ce sur quoi nous nous proposons d’échanger à l’occasion de ce colloque multidisciplinaire sur la représentation des rapports sociaux dans les univers de superhéros.
L’univers des superhéros prend désormais une place considérable dans l’univers culturel et social des Québécois. Qu’il soit adapté à l’écran ou qu’il se révèle sur papier, au moyen des créations cinématographiques à grand déploiement, des séries télévisées, des bandes dessinées, des romans, etc., il semble appartenir désormais à l’imaginaire culturel québécois. Si les productions issues de cet univers s’avèrent majoritairement américaines, les superhéros et le monde dans lequel ils s’articulent demeurent nonobstant significatifs dans l’univers social québécois. Dès lors, il s’avère important de questionner dans quelle mesure l’analyse du cosmos superhéroïque peut être fructueuse pour consolider et développer les savoirs dans les sciences sociales. Dans quelle mesure est-il pertinent de s’appuyer sur un univers issu des comics et est-ce que cela peut effectivement permettre de porter un regard nouveau et pénétrant pour l’étude de la représentation des rapports sociaux ? Un colloque permettant de libérer un espace de recherche et de découverte centré sur l’univers des superhéros pourrait dès lors permettre de répondre à cette question, ainsi qu’à plusieurs autres. Dans quelle mesure l’univers des superhéros, mais également celui des supervilains, est-il un objet social en soi, et dans quelle mesure cet univers est-il un outil d’analyse pertinent, et peut-être même un outil d’enseignement dans un cadre pédagogique en sciences humaines et sociales ? Est-il plausible que le monde politique et social dépeint dans l’univers des superhéros puisse mettre au jour, dans le monde qui nous est contemporain, certaines subtilités dans la manière dont sont configurées nos relations sociales, et plus largement certains des rapports sociaux animant notre société ? Dans un esprit dialogique, dans quelle mesure la reconfiguration des rapports sociaux dans le monde réel est-elle à même de transformer les produits de l’univers des superhéros ?
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